Source : Le Devoir
Dans Les aventures de Huckleberry Finn (1884), un adolescent simule sa propre mort pour échapper à son père violent et alcoolique. En compagnie d’un esclave en fuite, il entreprend une longue aventure en radeau sur le fleuve Mississippi qui correspondra à la fin de l’innocence, à la découverte de l’hypocrisie de la société et à de profondes réflexions sur la famille, le bien et le mal, ainsi que sur la place que chacun occupe dans le monde.
Ce roman culte de Mark Twain, inscrit dans la littérature américaine comme un classique absolu du récit d’émancipation, a inspiré de nombreux écrivains à reproduire ce schéma selon lequel un adolescent doit prendre la route, partir loin des siens pour traverser un lieu, un État, une frontière, et en revenir métamorphosé.
La ballade de Samuel Hewitt, premier roman du Canadien Nick Tooke, reprend avec brio cette épopée dans les terres arides et inhospitalières de la vallée de la rivière Thompson, en Colombie-Britannique.
Situé dans le contexte de la Grande Dépression, cet anti-western raconte l’histoire de Samuel Hewitt, 17 ans, qui, pour se venger de l’amant de sa mère, décide de voler l’étalon de ce dernier et de prendre la fuite. Faisant équipe avec son meilleur ami, Charleyboy, un adolescent membre de la nation des Shuswaps, il laisse derrière lui son père, un vétéran de la Grande Guerre hanté par ses souvenirs, et part à la quête d’une nouvelle vie.
Sur la route, les deux jeunes hommes découvrent plutôt une réalité difficile, peuplée de criminels,
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