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«La bête à sa mère. Le roman graphique», Eldiablo et Laurent Pinabel

Source : Le Devoir

Il y a dix ans, David Goudreault faisait une première incursion remarquée et remarquable du côté du roman avec La bête à sa mère. Porté par une langue truculente, abordant sans détour et sans apitoiement des enjeux graves, osant même quelques touches d’humour noir, le livre est le premier volet d’un cycle qui a obtenu un succès monstre, un vaste lectorat que l’initiative d’Eldiablo et de Laurent Pinabel, transformer le roman en bédé, pourrait bien contribuer à élargir. Pour dépeindre l’enfance traumatisante du narrateur, un jeune homme cruel et néanmoins attendrissant, puis son inévitable dérive vers la prison, Pinabel a bien entendu recours au noir et blanc, mais ses cases sont astucieusement ponctuées (et parfois maculées) de rouge. Dynamiques, ses planches contiennent des images fortes, voire grotesques, des métaphores visuelles qui prolongent la prose plutôt que de la dupliquer. « C’est fou ce qu’on peut déployer comme efforts pour attraper un pauvre orphelin qui ne rêvait que de retrouver sa mère. »

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Titre: La bête à sa mère. Le roman graphique

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