Source : Le Devoir
À sa sortie de prison, un pilleur de tombes, Arthur, dort dans un train en direction d’un village en Toscane qui est aussi son ancien terrain de jeu. L’enthousiasme avec lequel l’accueillent ses complices n’est pas réciproque. En effet, Arthur se méfie de ces malfaiteurs qui l’ont laissé prendre toute la responsabilité du crime et purger sa peine seul.
Or, le jeune archéologue anglais, qui n’a pour s’occuper que ses rencontres avec Flora, ancienne cantatrice et mère de son amoureuse disparue, retombe vite dans ses mauvaises habitudes. Il faut dire qu’Arthur possède un don surnaturel pour déceler la présence de trésors enfouis sous la terre, dont plusieurs remontent à la civilisation étrusque. En retour, les pilleurs lui rendent un service en creusant les tunnels menant aux artéfacts.
Secrètement, Arthur espère découvrir le passage qui, selon la légende, relierait dans cette région le monde des morts à celui des vivants, lui permettant de retrouver sa douce décédée.
Hanté par des rêves troublants, éclairé par une jeune femme discrète qui apprend le chant — et le métier de bonne — chez Flora, Arthur fera face à la moralité de ses gestes et à l’absence de sacré qui entoure sa relation complexe avec la mort et la possession.
Après The Wonders (2014) et Lazzaro felice (2018), la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher offre une nouvelle fable lyrique et poétique sur les laissés-pour-compte. Son univers unique, situé à la frontière entre le néoréalisme de Roberto Rossellini et le réalisme magique de Fellini, sublime la beauté brute
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