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«Là d’où l’on vient»: ceux qui restent

Source : Le Devoir

Six ans après Brotherhood, qui l’a menée dans la course à l’Oscar du meilleur court métrage de fiction, la cinéaste montréalaise d’origine tunisienne Meryam Joobeur poursuit son exploration de la radicalisation et de ses conséquences collatérales dans Là d’où l’on vient, son premier long métrage, qui, loin d’être passé inaperçu, a concouru pour l’Ours d’or lors du dernier festival de Berlin.

Pour aborder ce sujet délicat et hautement émotif, la réalisatrice s’appuie de nouveau sur un savant mélange d’horreur et de réalisme magique, évoquant par un excès de symbolisme la violence inhérence à cette tragédie, et ses répercussions sur des proches condamnés à un deuil perpétuel, au mutisme et à l’opprobre.

Là d’où l’on vient s’attarde au quotidien d’une famille de bergers du nord de la Tunisie, contrainte de composer avec le départ des deux fils aînés, Mehdi (Malek Mechergui) et Amine (Chaker Mechergui), happés par l’étreinte impitoyable du djihad en Syrie. Lorsque Mehdi revient sans crier gare accompagné de sa nouvelle épouse, la mystérieuse Reem (Dea Liane), une jeune femme enceinte emmurée dans son niqab, les hommes du village se mettent tous à disparaître sans laisser de traces.

La mère du revenant, Aïsha (Salha Nasraoui), qui avait pourtant juré d’accueillir et de protéger son fils, se retrouve soudainement déchirée entre son amour maternel et son besoin de connaître la vérité, et de protéger d’autres innocents du même sort.

Servi d’abord et avant tout par la direction photo de Vincent Gonneville, le film est un sublime témoignage à la réalité et aux paysages du nord

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Titre: Là d’où l’on vient

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