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Pierre Lemaitre signe l’un des événements de cette rentrée de janvier avec Les Belles Promesses (Calmann-Lévy). Lauréat du prix Goncourt en 2013 pour Au revoir là-haut, l’écrivain achève ici le cycle romanesque consacré à la famille Pelletier, plongée dans les Trente Glorieuses.
Ce quatrième et dernier volet, écoulé à plus de 1,5 million d’exemplaires pour l’ensemble de la saga, adopte les codes du roman policier pour offrir un ultime tour de piste à ses personnages. Cruel, jubilatoire et parfois tragique, le livre clôt une fresque familiale qui s’est imposée comme l’un des grands ensembles romanesques contemporains.
Marie-Hélène Lafon poursuit, avec Hors champ (Buchet-Chastel), son exploration sensible du monde paysan. Depuis près de vingt-cinq ans, la romancière scrute les mutations d’un univers rural qu’elle connaît intimement.
Ce nouveau roman traverse cinquante années de la vie d’une sœur et d’un frère dans une ferme du Cantal, territoire central de son œuvre. Livre de silences et de lumières, Hors champ prolonge une écriture attentive aux gestes, aux paysages et aux non-dits, où la langue se fait à la fois précise et charnelle.

Avec 1966, année mirifique (Gallimard), Antoine Compagnon relève un défi singulier : restituer l’esprit d’une année entière. L’académicien propose un inventaire sensible de 1966, qu’il présente comme un moment charnière sur les plans politique, social et culturel, au cœur des Trente Glorieuses et à l’orée de Mai 68. Le livre est aussi un voyage personnel, nourri par les souvenirs de jeunesse de l’auteur, qui mêle analyse historique et regard intime.

Benjamin Dierstein conclut quant à lui sa trilogie Bleus, blancs, rouges avec 14 juillet (Flammarion). Le roman plonge le lecteur au cœur d’une cellule antiterroriste en 1982, dans un récit où se croisent satire politique, roman noir et tragédie mondaine. Fidèle à son approche, Dierstein fait de l’Histoire un terrain de fiction tendu, où la réalité nourrit un imaginaire romanesque à la fois sombre et incisif.

Enfin, Alix de Saint-André présente Cadre noir (Gallimard), une enquête intime et historique consacrée à son père, ancien écuyer en chef du Cadre noir de Saumur. Renvoyé sans explication en 1972, au sommet de sa carrière, cet homme devient le point de départ d’un récit qui traverse les années Pompidou.
Le livre se révèle progressivement comme une enquête familiale, mais aussi comme une lettre d’amour bouleversante, où l’histoire collective éclaire les blessures personnelles.

Le choix des libraires conduit cette semaine La Grande Librairie à Aurillac, dans le Cantal, région chère à Marie-Hélène Lafon. Sandrine Gendre, de la librairie Point-Virgule, partage ses conseils de lecture pour bien commencer l’année.

Enfin, la séquence « Si on lisait à voix haute » rend hommage aux 150 ans de Jack London. Bruno Solo lit, avec Armance Merle, finaliste de la première saison du concours, un extrait du Vagabond des étoiles (Libretto), un texte emblématique de l’auteur américain.
Une émission placée sous le signe des grandes traversées littéraires, entre mémoire, fiction et Histoire.

Crédits photo : La Grande Librairie
Par Hocine Bouhadjera
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