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« La nuit funambule », Emmanuel Poinot

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Emmanuel Poinot écrit de courts romans, employant un style descriptif et minutieux où se déploie une densité actancielle. Son troisième titre, La nuit funambule, n’y fait pas exception, distillant avec méthode une intrigue où plane un mystère, dont la résolution se révèle dans un climax tendu et émancipateur. On accompagne cette fois Sven, isolé sur une île où, tout en rabibochant un phare abandonné, il laisse remonter l’écume de souvenirs à vif. Le récit alterne deux trames, entre cette île sauvage et la plateforme pétrolière sur laquelle Sven a travaillé de nombreuses années, entretenant une amitié ambiguë et improbable avec Niels. Nourris de généreuses descriptions, les tableaux impressionnistes du roman dominent des personnages qui s’ébattent dans un silence duquel les émotions sourdent avec fracas. Les ambiances immersives, les secrets tourmentés des protagonistes et la tension croissante de l’intrigue nous gardent en haleine, dans l’équilibre fragile d’une humanité qui brave ses tempêtes.

La nuit funambule

★★★ 1/2

Emmanuel Poinot, Leméac, Montréal, 2024, 152 pages

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Titre:  La nuit funambule 

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