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Guylaine Guy lors d’une prestation à la télévision de Radio-Canada en 1957
Photo : Radio-Canada / André Le Coz
L’une des chanteuses québécoises les plus reconnues à l’international durant les années 1950, Guylaine Guy, est quelque peu tombée dans l’oubli de notre mémoire collective. La native de Montréal, qui a fasciné des légendes de la musique comme Charles Trenet et Louis Armstrong, est le sujet du roman La princesse du rythme, de Catherine Genest, en vente depuis mardi en librairie.
Née Guylaine Chailler en 1929, Guylaine Guy a commencé son parcours professionnel dans les cabarets de music-hall de Montréal, avant d’être remarquée par le célèbre chansonnier français Charles Trenet, qui a écrit des chansons pour elle et l’a invitée à se produire à Paris au milieu des années 1950.
Guylaine Guy fera des tournées sur quatre continents et jouera même dans un long métrage français, La nuit des suspectes, inspiré de la pièce de théâtre Huit femmes, de Robert Thomas.
Ancienne journaliste musicale au magazine Voir, Catherine Genest s’est éprise de l’histoire de Guylaine Guy, une artiste malencontreusement restée dans l’ombre d’une autre vedette québécoise de la musique de la même époque.
C’est vraiment une géante. Comme c’était la deuxième star internationale du Québec, la première étant Alys Robi, je trouvais ça important de parler d’elle
, dit l’écrivaine, qui est aujourd’hui chroniqueuse et recherchiste à Radio-Canada et également cheffe de pupitre au magazine Nouveau Projet.
Une certaine licence artistique
Catherine Genest a passé six ans à travailler sur La princesse du rythme, son premier roman. Elle a mis à profit ses talents de recherchiste pour assembler les divers éléments de la vie de son héroïne en fouillant plusieurs bases de données, comme Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et les archives de Radio-Canada. Elle a aussi mis la main sur des documents historiques se trouvant au Brésil, en France et aux États-Unis.
Elle a par ailleurs eu l’occasion de s’entretenir avec Guylaine Guy, qui réside à Trouville-sur-Mer, en Normandie, et qui est malheureusement atteinte d’alzheimer.
Ses souvenirs sont pas mal engloutis par la maladie, dit Catherine Genest. La dernière fois que je l’ai vue, c’était juste un peu avant la pandémie.
Ses réminiscences les plus vives concernaient les paroles de la chanson À Rosemont sous la pluie, que le poète québécois Raymond Lévesque avait écrites pour elle.
Pour pallier les creux de la trajectoire biographique, Catherine Genest s’est permis d’ajouter quelques petites fantaisies littéraires. Veux, veux pas, à cause de la maladie d’Alzheimer, il manquait des pièces au casse-tête que je ne pouvais pas combler avec la recherche d’archives. Donc, je me suis amusée à imaginer ce que sa vie aurait pu être.
Par exemple, quand elle a découvert dans une boîte à souvenirs trois vieilles photographies d’un homme, identifié au dos comme étant un certain Al Lanti, elle a laissé libre cours à son imagination.
<q data-attributes="{"lang":{"value":"fr","label":"Français"},"value":{"html":"C'était un acteur et un danseur de Broadway qui a joué avec elle dans la création de la pièce Can-Can de Cole Porter","text":"C’était un acteur et un danseur de Broadway qui a joué avec elle dans la création de la pièce Can-Can de Cole Porter"}} »>C’était un acteur et un danseur de Broadway qui a joué avec elle dans la création de la pièce Can-Can, de Cole Porter, explique l’écrivaine.
Et puis je leur ai imaginé une petite histoire d’amour, parce que je me suis dit que, si elle a gardé des photos de cet homme toute sa vie, il devait y avoir un petit quelque chose. Je me suis donné de petites libertés comme ça, de place en place, pour romancer le récit.
Selon Catherine Genest, 80 % du contenu du roman est factuel, tandis que <q data-attributes="{"lang":{"value":"fr","label":"Français","data":{"id":"fr","name":"Français"}},"value":{"html":"20% a été brodé autour de ce [qu’elle avait] réussi à trouver","text":"20 % a été brodé autour de ce [qu’elle avait] réussi à trouver"}} »>20 % a été brodé autour de ce [qu’elle avait] réussi à trouver.
Un sobriquet indélébile
Une des rencontres les plus déterminantes de la carrière de Guylaine Guy a été celle de Louis Armstrong, trompettiste et chanteur qui a marqué l’histoire du jazz. C’est lui qui lui a donné le sobriquet dont s’inspire le titre du roman.
<q data-attributes="{"lang":{"value":"fr","label":"Français","data":{"id":"fr","name":"Français"}},"value":{"html":"Dans ce temps-là, on avait vraiment le sens du spectacle et du stunt [coup] publicitaire, explique Catherine Genest. Louis Armstrong a convoqué une armée de photographes de presse à l’Olympia de Paris et, dans une cérémonie de couronnement, l’a coiffée d’un diadème en l’appelant "la princesse du rythme", sous les crépitements des photographes.","text":"Dans ce temps-là, on avait vraiment le sens du spectacle et du stunt [coup] publicitaire, explique Catherine Genest. Louis Armstrong a convoqué une armée de photographes de presse à l’Olympia de Paris et, dans une cérémonie de couronnement, l’a coiffée d’un diadème en l’appelant "la princesse du rythme", sous les crépitements des photographes."}} »>Dans ce temps-là, on avait vraiment le sens du spectacle et du stunt [coup] publicitaire, explique Catherine Genest. Louis Armstrong a convoqué une armée de photographes de presse à l’Olympia de Paris et, dans une cérémonie de couronnement, l’a coiffée d’un diadème en l’appelant « la princesse du rythme », sous les crépitements des photographes.
Ce prix prestigieux représente une reconnaissance singulière dans le monde du jazz. Guylaine Guy est en effet la seule francophone et la seule femme blanche à avoir été affublée de ce titre, qui a été décerné à des monuments de la musique afro-américaine comme Ella Fitzgerald et Bessie Smith.
Guylaine comprenait vraiment le jazz à une époque où il n’y avait pas beaucoup de musiciens blancs qui comprenaient ça, dit Catherine Genest. Elle est comme un super caméléon qui a été capable d’aller dans ces zones.
Catherine Genest croit enfin qu’il est important de mettre en contexte l’appréciation critique d’une figure comme Guylaine Guy, qui a connu son heure de gloire il y a sept décennies.
On vit à une époque où on valorise beaucoup les autrices-compositrices-interprètes, mais Guylaine n’a pas vécu à une époque où on permettait aux femmes d’écrire et de composer. Puis ça ne fait pas d’elle une moins bonne musicienne ou une moins grande artiste
, souligne-t-elle.
J’espère que les gens vont se souvenir d’elle comme d’une grande pionnière et, j’ai envie de dire, d’une grande féministe, parce qu’elle a vraiment défoncé le plafond de verre à plusieurs reprises.
Ce texte a été écrit à partir d’une entrevue réalisée par Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté ou de concision.
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