Source : Le Devoir
Ceux pour qui l’école ou ses couloirs ont été synonymes d’angoisse revisiteront des sentiments familiers lors du visionnement de La salle des profs, quatrième long métrage d’Ilker Çatak et finaliste à l’Oscar du meilleur film international, qui transforme le joyeux chaos d’une école secondaire allemande en suspense oppressant.
Carla Nowak (Leonie Benesch) entame tout juste un contrat d’enseignement de mathématiques et d’éducation physique dans une classe de septième année. Aussi douée pour son boulot que pour gagner le coeur de ses élèves, elle perd peu à peu ses repères lorsqu’une série de vols suscite les soupçons des enfants et du personnel.
Tenue d’assister à l’interrogatoire du présumé coupable, l’un de ses jeunes étudiants, ainsi qu’à la réaction de parents outrés par le racisme sous-jacent à une telle suspicion, Carla décide de prendre les choses en main et de trouver elle-même le malfaiteur.
Un après-midi, alors qu’elle filme secrètement la salle des professeurs avec son ordinateur portable, elle se fait dérober de l’argent dans son manteau. À partir d’une manche de chemisier visible sur son enregistrement, elle accuse la secrétaire de l’école, Friederike Kuhn (Eva Löbau), aussitôt suspendue. Dès lors, Carla devra naviguer entre l’indignation des parents et des collègues, la machine à rumeurs, le journal étudiant, ainsi que des enfants agressifs, dont le fils de la principale intéressée, bien déterminé à ce que le renvoi de sa mère ne demeure pas impuni.
Devant le spectateur médusé, la tension se referme en étreinte autour de la jeune enseignante, qui multiplie les mauvaises décisions
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