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«La tresse»: la misère en spectacle

Source : Le Devoir

Vendu à 5 millions d’exemplaires, le roman La tresse (Grasset, 2017), de Laetitia Colombani, a séduit le monde, entier lors de sa parution en 2017. L’autrice, qui a d’abord fait sa marque comme réalisatrice, rêvait depuis le début d’adapter cet ambitieux récit, dans lequel les destins de trois femmes évoluant sur trois continents différents s’entremêlent sans qu’elles en aient conscience, sur grand écran.

C’est maintenant chose faite. Le long métrage, sorte de Babel (Alejandro González Iñárritu, 2006) au féminin — en moins abouti et moins nuancé —, transpose le récit original linéairement dans l’optique de conserver un dénouement complexe dont on ne dévoilera rien, perdant toutefois au passage la subtilité émotionnelle que permet la littérature.

En Inde, Smita (Mia Maelzer), membre de la communauté des « intouchables », rêve de voir sa fille échapper à la vie de misère qui l’attend — nettoyer toute la journée les latrines des maîtres — et de la voir entrer à l’école. Lorsqu’elle comprend que cette dernière, traitée comme une moins que rien par son professeur, ne pourra jamais outrepasser sa condition, elle décide de prendre la route de l’exil et d’aller demander la bénédiction des dieux.

Au même moment, en Italie, Giulia (Fotini Peluso) doit à tout prix trouver le moyen de sauver l’entreprise familiale — une entreprise de fabrication de perruques — lorsqu’elle découvre que son père mourant est criblé de dettes. Enfin, à Montréal, Sarah (Kim Raver), une avocate réputée, subit en secret de lourds traitements contre le cancer afin de ne pas amoindrir ses chances

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Titre: La tresse

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