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L’année culturelle à Ottawa-Gatineau en 5 temps forts

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Les années passent et ne se ressemblent pas. En quoi 2025 s’est-elle illustrée sur le plan artistique et culturel? La réponse à cette question en cinq piliers pour l’Ontario français, la scène culturelle en Outaouais, des figures autochtones saluées et divers événements et organismes artistiques marqués par des changements de garde à leur tête.


Des anniversaires importants pour l’Ontario français

Trois jeunes portent des accessoires verts pour la célébration.

Ottawa et l’est ontarien n’ont pas manqué de célébrer en grande pompe les 50 ans du drapeau franco-ontarien. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

L’Ontario français n’a pas manqué de célébrer le 50e anniversaire du lever du drapeau franco-ontarien.

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À travers la province, les Franco-Ontariens ont pu entonner à l’unisson une nouvelle version de la chanson Mon beau drapeau, servie par de nombreux artistes, incluant Véronic DiCaire, Damien Robitaille, Robert Paquette et Céleste Lévis.

À Ottawa, une dizaine de milliers de personnes ont par ailleurs vibré ensemble lors de la présentation de deux spectacles aux couleurs vert et blanc, dont la soirée « Le Cinq-Zéro » présentée à la Place TD.

Autre événement qui a embrasé la fierté, le Festival franco-ontarien (FFO) a soufflé en juin ses 50 bougies. Cette édition anniversaire a entre autres été marquée par le retour sur scène du mythique groupe CANO et par la toute première participation au festival de Patrick Groulx en tant qu’ambassadeur du FFO.

Les réjouissances n’ont toutefois pas éclipsé les inquiétudes liées à la survie de ce rendez-vous annuel. Quelques jours à peine avant le coup d’envoi du festival, l’événement n’a pas manqué d’exprimer ses craintes quant à son avenir, en raison d’un soutien financier du gouvernement de l’Ontario se réduisant comme peau de chagrin au fil des années.

En fin de compte, la 50e édition a été accompagnée par un soulagement conséquent. Un financement de 55 000 dollars d’abord refusé a finalement été accordé in extremis par Queen’s Park.


Du soutien financier pour le secteur culturel en Outaouais

L'intérieur de la salle Gilles Provost du Théâtre de l’Île.

Le Théâtre de l’Île est l’un des espaces culturels qui pourrait profiter de l’enveloppe de 12,4 M$ accordée en janvier pour accélérer le rattrapage culturel. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Georges-Étienne Nadon-Tessier

Dès janvier, un investissement de 12,4 M$ a été annoncé pour accélérer le rattrapage culturel dans la région, promis il y a six ans avec la reconnaissance du statut particulier de l’Outaouais. À la faveur d’une entente assumée financièrement à parts égales par les paliers municipal et provincial, l’enveloppe vise à profiter aux équipements culturels de Gatineau à l’instar des bibliothèques ou encore du Théâtre de l’Île, seul théâtre municipal du Québec.

La province n’a en revanche pas accordé son soutien au projet des Ateliers du Ruisseau, qui devait initialement s’établir au coin des rues Papineau et Morin pour accueillir 45 ateliers d’artistes.

La devanture du 75, promenade du Portage à Gatineau.

L’édifice de trois étages situé sur la promenade du Portage pourra accueillir quelque 24 ateliers et une trentaine d’artistes. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Tristan Strasbourg

Pour offrir une adresse permanente aux artistes installés depuis mars 2022 au 135, rue Eddy, la Ville de Gatineau a entériné en octobre dernier l’achat d’un édifice de trois étages sur la promenade du Portage, dont les membres de la coopérative des Ateliers du Ruisseau deviendront propriétaires.

Dans le même esprit de pérennisation, la Ville a par ailleurs investi quelque trois millions de dollars pour acquérir les terrains de la place Laval, centre névralgique du centre-ville d’Hull où de nombreuses activités artistiques et culturelles se déroulent tout au long de l’année.


L’avenir incertain des librairies franco-ontariennes

L'intérieur d'une librairie.

Tout au long de l’année, la librairie Le coin du livre met un point d’honneur à valoriser les auteurs et les éditeurs franco-ontariens. (Photo d’archives))

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Quelques semaines après le 10e anniversaire de l’initiative J’achète un livre franco-ontarien, pensée pour mobiliser le public autour de la production littéraire d’ici, le milieu du livre vert et blanc déchantait.

La députée libérale d’Ottawa-Vanier, Lucille Collard, n’a pas trouvé suffisamment de soutien à Queen’s Park pour faire adopter le projet de loi 58, visant à promouvoir et protéger les librairies franco-ontariennes.

La porte-parole de l’opposition en matière d’Affaires francophones n’a pas dissimulé sa déception. Si on ne fait rien, c’est l’extinction, avertissait Lucille Collard en novembre dernier.

La province ne compte plus que trois librairies franco-ontariennes. Parmi celles qui résistent encore et toujours, figure la librairie Le coin du livre de Nathalie Savard. Fondé en 1958 à Ottawa, l’établissement aurait pu cesser ses activités en raison d’une hausse du loyer. L’équipe a plutôt déménagé et pris ses nouveaux quartiers au 2200, chemin Montréal.


Plein feux sur des femmes autochtones de talent

Deux femmes sont dos à dos et sourient à la caméra. L'une (à gauche) porte un habit bleu, et l'autre (à droite) porte une blouse rose.

En 2025, deux expositions estivales du MBAC ont mis de l’avant des artistes autochtones : Nadia Myre (à gauche) et l’artiste mohawk Skawennati. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

L’année a été également synonyme de rayonnement pour les artistes autochtones qui ont brillé dans la région, en arts visuels, dans le domaine des études supérieures et en théâtre.

Du côté des arts visuels, la créatrice algonquine Nadia Myre a participé à la saison estivale du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), à Ottawa en présentant l’exposition Vagues du désir. L’artiste membre de la Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg a présenté plus de 20 ans de travail à travers une soixantaine d’œuvres.

Une femme souriante assise devant un micro.

Au cœur de son sujet de maîtrise et de sa démarche artistique, Marly Fontaine s’intéresse à la tresse et à ce que ce symbole représente pour les premiers peuples. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Félix Desroches

Toujours dans la région, l’artiste innue Marly Fontaine a créé l’événement en devenant en septembre la toute première étudiante à déposer de façon orale un mémoire de maîtrise à l’Université du Québec en Outaouais.

En théâtre à Ottawa, à la présentation de la pièce Tupqan | Nos territoires intérieurs, mise en scène par Soleil Launière, se sont ajoutées deux créations d’Émilie Monnet présentées en moins de trois mois : Marguerite le feu en juin dernier et Nigamon/Tunai au mois de septembre.


Changements de garde

Trois femmes souriantes qui posent.

La présidente du CA du SLO, Claudia Legault-Dallaire, est entourée des codirectrices générales du SLO, Myriam Roy et Lisanne Rheault-Leblanc. (Photo d’archives)

Photo : Salon du livre de l’Outaouais

Un départ signe la fin d’un chapitre, mais aussi le début d’une nouvelle ère. C’est le cas pour divers événements et organismes artistiques de la région.

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L’Orchestre du Centre national des Arts sera désormais dirigé par la baguette du chef d’orchestre finlandais John Storgårds, qui succède à Alexander Shelley après une décennie derrière son lutrin.

Toujours sur la scène musicale, le départ de Marc Langis du Conservatoire de musique de Gatineau après 10 années à la tête de cette institution cède la place de directeur général à un ancien diplômé, le tromboniste Éric Vaillancourt.

Éric Vaillancourt, souriant, qui pose dans les bureaux de Radio-Canada Ottawa-Gatineau.

Éric Vaillancourt est le nouveau directeur général du Conservatoire de musique de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Maxim Saavedra-Ducharme

Du côté du Salon du livre de l’Outaouais (SLO), après sept éditions à la tête de la Corporation du SLO, la nouvelle du départ de Mélanie Rivet a été faite de concert avec l’annonce que le relais serait assuré par Lisanne Rheault-Leblanc et Myriam Roy. Toutes deux assumeront en février prochain la codirection générale du SLO.

Sur la scène politique, le mandat de Steven Guilbeault comme ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes au sein du gouvernement Carney n’aura été que de courte durée, de mars à novembre dernier seulement, à la suite d’un départ volontaire. Proche de Justin Trudeau, le député Marc Miller a pris sa suite dès le 1er décembre.

Enfin, le Centre national des Arts voit Christopher Deacon, à sa tête depuis 2011, prendre sa retraite. Il passe le flambeau à Annabelle Cloutier, qui devient la première femme francophone à occuper ces fonctions.

Dans cet article

Mon beau drapeau

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J’achète un livre franco-ontarien

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Vagues du désir

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Tupqan | Nos territoires intérieurs

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Marguerite le feu

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Nigamon/Tunai

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