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S’entretenir de la langue française au Québec soulève bien souvent les passions. On déplore à quel point elle est malmenée, on soutient qu’elle est difficile à maîtriser, on s’inquiète de sa survie, on craint qu’elle perde de sa superbe. Quoi qu’on en dise, il est plutôt bon signe qu’elle suscite l’agitation : toute réflexion épineuse est la preuve qu’on n’y est pas indifférents. Le présent dossier n’a pas la prétention de faire le tour de la question, mais il démontre assurément l’intention de présenter le français et ses variations comme un sujet de prédilection puisqu’au-delà d’un outil de communication, la langue se fait le reflet de nos identités. elle ne se limite surtout pas à des mots dans un dictionnaire, car elle est en constante évolution; la vouloir autrement serait lui couper les ailes. Camille Laurin, le père de la loi 101, adoptée en 1977, formulait les choses ainsi : « La langue est le fondement même d’un peuple, ce par quoi il se reconnaît et il est reconnu. » La langue est au cœur d’une culture, elle exprime ce que nous sommes et ce qu’encore nous deviendrons.










