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«Le silence des cerfs», Brigitte Pilote

 

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Après la Seconde Guerre mondiale, entre 1945 et 1948, on estime à près de 3 millions le nombre d’Allemands expulsés de Tchécoslovaquie — principalement dans les Sudètes. Le quatrième roman de Brigitte Pilote, Le silence des cerfs, dessine les trajectoires parallèles de deux couples et de leurs pays en guerre. Expulsée avec son fils de Carlsbad (devenue depuis Karlovy Vary), Mathilde, dont le mari l’a quittée pour prendre part à la résistance tchécoslovaque, trouvera refuge dans un village de Bavière, accueillie par Paula, une femme de la haute bourgeoisie de Munich déshéritée par son père et par son mari peintre. Mêlant les bourreaux et les victimes dans une misère identique, l’effet de miroir semble vite un peu forcé : couples qui se délitent, enfants pianistes, paternité fuyante. En dépit d’un matériau historique saturé de souffrances — la culpabilité, l’exil, le deuil, la faim et la peur —, sur un ton plutôt monocorde, l’autrice de La femme qui rit (Seuil, 2020) nous livre un roman faible en émotions et en tension.

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Titre: Le silence des cerfs

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