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«Le Silence et la Colère»: de la suite dans les idées

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Après Le grand monde (Calmann-Lévy, 2022), le romancier continue son exploration engagée des « Trente Glorieuses », comme on a surnommé les années 1945 à 1975 en . Deuxième d’une série de quatre romans intitulée Les années glorieuses, Le silence et la colère s’amorce en février 1952.

Alors qu’à , la famille Pelletier est toujours propriétaire de son petit empire de la « savonnerie », les enfants vivent à présent tous à .

On reconnaît vite Jean, dit Bouboule, mal marié et mal dans sa peau, sur le point d’ouvrir avec sa femme un magasin de vêtements place de la République. Une ouverture menacée par les mauvaises conditions de travail des ouvrières, au bord de la révolte. Meurtrier en série, sujet à des « emportements » qui visent chaque fois des femmes jeunes et jolies, il forme avec son épouse Geneviève un couple un peu monstrueux, drôlement bien assorti, détestable à souhait.

François, lui, prend du galon et est devenu journaliste au Journal du Soir, où il est spécialiste des faits divers. Nine, sa fiancée, presque sourde, kleptomane et alcoolique, continue de cultiver le mystère. Leur jeune soeur, Hélène, photographe et journaliste elle aussi au Journal du Soir, donnera une série de textes sur « la propreté des Françaises » — écho d’une enquête de Françoise Giroud dans le Elle France de 1951.

Alors que les dernières heures du colonialisme français et les malversations financières traversaient Le grand monde, entre Paris, Beyrouth et Saigon, Pierre Lemaitre, qui ne fait pas mystère de ses convictions à

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