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L’écrivaine et sociologue québécoise Caroline Dawson s’est éteinte lundi des suites d’un cancer des os dont elle souffrait depuis plusieurs années.
La nouvelle, d’abord annoncée sur les réseaux sociaux, a été confirmée par des sources à Radio-Canada.
Après une journée douce au cours de laquelle les membres de sa famille et quelques ami·es ont pu faire leurs adieux et se rassembler, Caroline est partie tranquillement, hier soir, auprès de son amoureux
, évoque le message d’adieu publié sur sa page Facebook.
Elle laisse dans le deuil ses dévoués parents Natalia et Alfredo, ses frères adorés Nicholas et Jim, son bel amoureux Jacob, ses magnifiques et lumineux enfants Paul et Bérénice, ainsi que nombre d’ami·es un peu partout dans le monde, sans compter toutes les personnes qui l’admirent et qui lisent ses livres.
Hier soir, j’ai perdu ma plus grande complice, ma confidente, ma meilleure amie, ma grande sœur qui m’a tout appris, celle qui m’a inspiré des mots, des airs, des gestes, quelque chose comme un style et une ténacité pleine de tendresse.
Née au Chili en 1979, Caroline Dawson est arrivée au Québec avec ses parents et ses deux frères en 1986. La famille Dawson fuyait alors le régime de Pinochet.
Titulaire d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal, elle s’était fait connaître en 2020 grâce à son premier roman intitulé Là où je me terre couronné de plusieurs prix, dont le Prix littéraire des collégiens.
Suivront un recueil de poésie, Ce qui est tu, publié en 2023, suivi d’un livre pour enfants Partir de loin (en 2024) qui, comme ses deux précédents ouvrages, traite de l’immigration et du déracinement.
Deux semaines avant son décès, Caroline Dawson, avait donné une entrevue à Émilie Perreault dans le cadre de l’émission Il restera toujours la culture sur ICI PREMIÈRE.
Un prix en son honneur
J’ai arrêté de paniquer par rapport à la mort à partir du moment où je me suis dit « chaque jour est un cadeau »
, avait confié Caroline Dawson à propos du compte à rebours lié à ses démarches de fin de vie.
Elle se savait atteinte du cancer depuis environ trois ans. C’est notamment Balzac qui l’aura accompagnée dans sa dernière ligne droite. « La littérature, c’est ce que je préfère », avait-elle confié à Émilie Perreault.
Lors de la diffusion de l’émission, l’animatrice avait dévoilé qu’un prix Caroline Dawson serait créé afin de récompenser chaque année un auteur ou une autrice qui, par son travail, « contribue à élargir nos horizons ».
C’était d’ailleurs le mandat que s’était donné Caroline Dawson qui tenait des chroniques littéraires à l’émission. Le prix sera assorti d’une bourse de 2 000 $.
L’animatrice Émilie Perreault consacrera mardi une émission spéciale en l’honneur de son ancienne collaboratrice. Lundi, en ondes, elle a toutefois voulu témoigner de la lucidité, de la fougue et de la passion de Caroline Dawson pour la littérature et la vie en général
.
La journaliste culturelle et animatrice Émilie Perreault
Photo : Fous de théâtre
Réactions
La ministre du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, a souligné que le départ de cette femme inspirante
est une immense perte pour la littérature québécoise
.
La littérature québécoise perd une femme brillante qui avait encore tant à dire et à écrire
, a souligné la porte-parole libérale en matière de Culture et Communication, Brigitte Garceau.
De son côté, la députée solidaire Ruba Ghazal a offert ses condoléances à la famille et confié sur X avoir été profondément marquée
par la lecture de Là où je me terre.






