Un écrivain montréalais d’origine chilienne revient à Santiago, au Chili, à la faveur d’un colloque consacré au séjour chilien d’Albert Camus en 1949. À l’ombre des soulèvements populaires de 2019, il déambule à travers la ville et évoque le passé avec une amie d’enfance, Laura, née au Québec d’une mère chilienne qui l’avait abandonnée pour retourner combattre la dictature dans son pays — avant de disparaître, peut-être assassinée par les sbires du général Augusto Pinochet. Le récit de leur rencontre alterne ici avec le témoignage d’une femme ayant servi sur place d’interprète à Camus tandis qu’il écrivait L’Homme révolté. Avec finesse, mais de manière un peu froide et figée malgré les traumas qu’il brasse, Mauricio Segura (Côte-des-Nègres, Viral) ponctue Les amandiers en fleurs, son sixième roman, de réflexions sur l’engagement, la foi révolutionnaire et le coût intime des convictions. Une fiction plus que pertinente, alors que le Chili vient d’élire un président d’extrême droite fan de Pinochet, 35 ans après la fin de la dictature.
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