À lire sur Radio-Canada Livres Lire

Des libraires de la région présentent leurs coups de cœur littéraires.
La suggestion de Pascale Brisson-Lessard, de la Librairie Marie-Laura
La nuit au coeur de Nathacha Appanah – Éditions Gallimard
Elle a remporté le prix Femina avec ce livre-là qui est vraiment très beau. C’est dur, par contre, parce que ça raconte l’histoire de trois femmes qui ont été victimes de violence conjugale, d’une emprise vraiment malsaine de la part de leur conjoint. Ce qui est appréciable dans ce livre-là, c’est que c’est une écriture qui est sensible, qui ne verse pas dans le sensationnalisme. Nathacha Appanah, au moment de raconter les faits un peu plus axés sur ce qui s’est passé, sur-ce qui a mené à la mort des femmes, s’interroge d’ailleurs sur la bonne manière de faire les choses pour ne pas trop être émotive, pour rester plus dans les faits. C’est un livre qui est très bien construit, bien documenté. Je vous le conseille fortement.
La suggestion de Chloé Larouche, de la Librairie Harvey
Les sept vies extraordinaires de Devi Kumari de Vikas – Éditions Belfond
Avec les résolutions d’une nouvelle année, il y en a beaucoup qui se donnent la résolution de lire plus. Il faut démarrer avec une lecture intéressante si on veut avoir le goût de lire plus. Et, je trouve que c’est la lecture parfaite! On suit les aventures de Devi Kumari, une jeune Indienne qui se fait kidnapper en pleine rue et qui se retrouve prisonnière dans un sous-sol. Devi Kumari va passer la nuit à raconter sa vie, la vie d’une jeune fille qui est née dans les bidonvilles de l’Inde. C’est vraiment une odyssée qui va se passer un peu partout : à Mumbai, sur l’île Goa, au Kerala… On voyage partout en Inde et cette jeune femme-là va-t-elle être sauvée et épargnée grâce à ses talents de conteuse?
La suggestion de Shannon Desbiens, des Bouquinistes
Chasseurs de trésors : Enquête sur la dissémination du patrimoine religieux au Québec d’Isabelle Lareau et Francis Desharnais – Éditions Atelier 10 et La Pastèque
Ce n’est pas un livre où on glorifie tout ce qui était religieux. C’est plus au niveau patrimonial parce qu’on se rend compte que les églises ferment à la vitesse grand V et au fur et à mesure qu’elles ferment, elles doivent se départir de ce qu’elles ont comme mobilier, comme objets. Bien souvent, ça tombe entre les mains de collectionneurs qui ne sont pas nécessairement des gens qui ont à coeur la pérennité de ce patrimoine-là. Puis, là-dedans, on met beaucoup l’accent sur les artistes plâtriers des années 1800 qui ont produit des œuvres monumentales. C’est une espèce de sensibilisation à notre patrimoine qui est notre histoire et qui vaut la peine d’être gardé.





