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Les lecteurs de la région de la capitale nationale ont fait la part belle à la littérature québécoise dans leur quotidien en 2025.
À Gatineau, sept des 10 livres les plus empruntés cette année sont signés par une plume québécoise. À Ottawa, ils sont au nombre de cinq.
Les lecteurs de la région ont été attirés par des bouquins complètement différents. Aucun titre ne se retrouve dans les deux listes.
À Gatineau
En première position, Rue Duplessis : Ma petite noirceur continue de fasciner les lecteurs, un an après sa sortie. En 2024, il s’imposait déjà comme le livre le plus emprunté à Ottawa et le deuxième à Gatineau. L’auteur et animateur Jean-Philippe Pleau y raconte sa réalité de transfuge de classe. Le livre se retrouve également en tête des romans les plus empruntés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec cette année.
Par ailleurs, son adaptation au théâtre sera présentée à la salle Odyssée en mars prochain.
Le palmarès gatinois se poursuit avec l’essai Ordures ! : journal d’un vidangeur de Simon Paré-Poupart, paru l’an dernier, et le roman Dix jours de l’écrivaine Marie Laberge, qui aborde l’aide médicale à mourir.
Le 26e titre de l’auteur français Marc Levy, La librairie des livres interdits, et le polar Dernière soirée de Lisa Gardner complètent le top 5. L’Américaine conquiert de nouveau le public gatinois, puisque son titre L’été d’avant figurait l’an dernier en 10e position du palmarès.
À Ottawa
Cette année encore, les emprunts en langue française ont atteint des sommets historiques, selon les informations transmises par la Bibliothèque publique d’Ottawa.
La Québécoise Rafaële Germain se hisse au sommet du classement avec sa plus récente offrande, Plage Laval. Le roman raconte l’histoire de Laurence, qui décide de s’installer dans un vieux chalet sur le bord de la rivière des Mille-Îles.
La maison vide de l’auteur français Laurent Mauvignier, lauréat du prix Goncourt avec cette fresque historique de 750 pages, apparaît en deuxième position, suivi du commentaire politique du professeur et écrivain italo-suisse Giuliano da Empoli, L’heure des prédateurs.
Le roman «Ma bête» de Michèle Ouimet figure parmi les livres les plus empruntés à Ottawa.
Photo : Radio-Canada / Ronald Georges
À mi-chemin entre le roman et l’autobiographie, Ma bête de la journaliste québécoise Michèle Ouimet obtient la quatrième place. Elle y raconte ses dernières années avec son conjoint, André, en tant qu’amoureuse et proche aidante. Le livre est suivi de Kolkhoze du Français Emmanuel Carrère, récipiendaire du prix Médicis.
Et pour les jeunes lecteurs
Chez les enfants, la collection Facile à lire est en tête du palmarès de fiction jeunesse à Ottawa, suivi des séries Les méchants d’Alan Blabey et Le club des Baby-Sitters d’Ann M. Martin. Fidèle au poste, Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling continue lui aussi de charmer les plus jeunes générations.
Comme l’an dernier, la série Super chien de Dav Pilkey a été la bande dessinée jeunesse en langue française la plus demandée.
À Gatineau, trois séries dominent le top 3 des livres jeunesse : Les Légendaires de Patrick Sobral, Les Schtroumpfs d’Alain Jost, puis L’Agent Jean d’Alex A. se confirment comme des valeurs sûres.











