Source : Le Devoir
Michelle Lapierre-Dallaire entre dans le café où l’on s’est donné rendez-vous avec un grand sac sous le bras, duquel émerge la petite tête d’un chihuahua. Lorsqu’un employé lui signale que les chiens ne sont pas permis dans l’établissement, elle répond doucement : « C’est un chien d’assistance. »
Makita — « oui, comme la compagnie d’outils » — suit un entraînement et a comme mandat d’apaiser et de réconforter les gens qui, comme l’écrivaine, vivent avec un stress post-traumatique.
Dans son premier roman, Y avait-il des limites si oui je les ai franchies mais c’était par amour ok (La Mèche, 2021), Michelle Lapierre-Dallaire plongeait sans compromis dans ses souvenirs traumatiques et livrait un témoignage incisif sur les épreuves qui ont jalonné son enfance et sa vie de jeune adulte, marquées par les violences sexuelles. Une autofiction percutante, où des phrases d’une grande poésie étaient lancées comme de véritables coups de poing contre les idées reçues.
Son deuxième récit, Je vous demande de fermer les yeux et d’imaginer un endroit calme, s’inscrit dans le même courant. Au-delà du titre singulier — « en France [l’autrice est publiée chez Nouvel Attila], ils voulaient changer le titre de mon premier livre pour Sans limites. Ben voyons, on dirait le titre d’un podcast de Mike Ward » —, le roman offre une incursion dans la psyché de l’écrivaine à travers son exploration de son identité queer, de son rapport au corps et au regard masculin, ainsi que de sa relation fusionnelle avec sa mère.
La révolte d’écrire
Michelle Lapierre-Dallaire ancre son écriture dans le corps
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