Source : Le Devoir
Elle fascine ou effraie, selon chacun, tant les possibilités de l’intelligence artificielle (IA) semblent sans limites. Depuis le lancement en grande pompe du logiciel en ligne ChatGPT fin 2022, l’IA est aujourd’hui considérée comme une véritable révolution technologique, à l’instar de l’électricité ou de l’arrivée de l’automobile. De l’environnement à la science, en passant par l’éducation, la finance, l’astronomie ou les questions militaires, elle bouleverse dorénavant tous nos champs du savoir.
Mais l’outil aurait déjà ses limites, et une de taille, si l’on en croit le nouvel ouvrage de Raphaël Enthoven, L’esprit artificiel, dont le titre est paradoxalement une référence au livre L’utérus artificiel d’Henri Atlan. Car oui, pour le célèbre philosophe et écrivain français, une intelligence artificielle, aussi sophistiquée et complexe puisse-t-elle être au regard de ses facultés technologiques, ne pourra jamais penser. Même si l’essayiste engagé admet l’ampleur de la révolution que constitue dans notre quotidien l’irruption de l’IA à grande échelle, il croit fermement que celle-ci est incapable de rivaliser avec un humain, notamment dans un domaine en particulier, celui de la philosophie.
Selon lui, la machine ne peut en aucun cas devenir un esprit. « Elle se trouve comme une poule devant un couteau quand on lui demande de concevoir une problématique », puisque transformer une question en problème pour en faire le pivot d’une réflexion lui est totalement étranger. L’intelligence humaine est donc une matière qu’aucune machine n’est en mesure de synthétiser, croit-il. Non seulement elle a la capacité de trier, de classer et d’expliquer des données
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