Source : Le Devoir
Linda est injustement punie lorsque sa mère l’accuse à tort d’avoir volé sa bague pour l’échanger contre le nouveau chapeau d’une amie. Quand la mère découvre que le bijou a plutôt été avalé par le chat, elle est prête à tout pour se racheter. En échange de son pardon, Linda demande à sa mère de cuisiner du poulet aux poivrons, la recette fétiche de son père, décédé des années plus tôt.
L’entreprise se révèle toutefois plus complexe que prévu. Alors qu’une grève générale illimitée garde tous les magasins de la ville sous clé, trouver un simple poulet prend des allures de course contre la montre, dans laquelle se verront impliquer un fermier, des policiers et tous les enfants du quartier.
Avec Linda veut du poulet ! — lauréat du Cristal du Festival du film d’animation d’Annecy et du César du meilleur film d’animation —, les cinéastes Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains, 2016) et Chiara Malta (Simple Women, 2019) exploitent avec génie le potentiel de l’imaginaire enfantin pour transformer un événement en apparence banale en une histoire foisonnante et trépidante, qui fait appel tant aux sens qu’aux émotions.
Aussi drôle que sensible, le scénario des deux coréalisateurs explore avec intelligence les questions du deuil, de la fragilité des souvenirs, des relations mère-fille, de l’amitié et de la solidarité sans que leur histoire perde une seule once de dynamisme.
Dirigé par deux maestros du rythme et de la composition, le long métrage reprend les codes du film d’action pour multiplier les
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