Paru en premier sur (source): journal La Presse
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Première municipalité de l’Abitibi désignée ville, en 1925, Amos est situé à la jonction de la rivière Harricana et du chemin de fer Transcontinental. « Le chemin de fer a été un enjeu politique, car le Québec voulait que le train passe par l’Abitibi, sinon on n’embarquait pas dans le Canada », souligne Véronique Larouche-Filion.
Bruno Turcotte renchérit. « L’Abitibi est une pierre d’assise de la grande histoire du Québec. Sans notre région, le Québec ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. »
Si vous ignoriez ces réalités, vous n’êtes pas le seul. « Quand Bruno me posait des questions sur l’histoire d’Amos, sa ville d’adoption, je ne savais jamais quoi répondre, se souvient Véronique. Je me suis rendu compte qu’on ne parlait jamais de notre histoire régionale et locale dans le cursus scolaire. »
Sachant que plusieurs jeunes du coin rêvent de quitter la municipalité sans y revenir, après le secondaire, les deux artistes ont cherché un moyen de créer un sentiment d’appartenance.
Comme on enseignait le théâtre et la danse aux jeunes depuis des années, on sentait que plusieurs d’entre eux n’avaient pas développé un lien d’amour avec leurs racines. On a donc eu l’idée de raconter l’histoire de ceux qui ont bâti l’Abitibi, en plus de collaborer avec les Premières Nations






