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«Loups-garous»: comme un «Jumanji» 2.0

Source : Le Devoir

Il fut un temps pas si lointain où tout bon regroupement familial ou soirée entre amis qui se respecte était ponctué, à un moment ou à un autre, de quelques parties de Loups-garous de Thiercelieux, ce jeu de société dans lequel des villageois doivent se concerter pour déterminer l’identité des loups-garous parmi eux et les éliminer avant qu’il ne soit trop tard.

Voyant dans ce jeu rempli de suspense, de bluff et de paranoïa un bon filon dramatique, Netflix et le cinéaste français François Uzan en offrent ces jours-ci sur la plateforme une adaptation cinématographique ludique et rythmée, en manque de créativité, mettant en vedette une Suzanne Clément peu inspirée flanquée d’un Jean Reno et d’un Franck Dubosc guère plus convaincants.

Tourné à Prague, en République tchèque, Loups-garous met en scène une famille recomposée qui se retrouve propulsée malgré elle au Moyen Âge, dans l’univers d’un vieux jeu de cartes découvert au fond du grenier du patriarche (Reno). Pour retrouver le confort de leur époque, les Vassier comprennent vite qu’ils doivent gagner la partie et éliminer les quatre bêtes féroces qui menacent le village.

Même si on accepte d’emblée le côté fantastique et volontairement loufoque de la proposition, directement inspirée des classiques Jumanji (1995) et Les visiteurs (1993), avec ce que ça implique de maladresses visuelles, difficile de ne pas froisser le nez devant les multiples incohérences que contient tant le scénario que la mise en scène — notamment en matière du traitement visuel d’un personnage devenu invisible ou de l’apparente bêtise des

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Titre: Loups-garous

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