Source : Le Devoir
Creuser l’histoire pour aller au fond des choses
L’autrice et illustratrice française Marion Montaigne a, depuis son arrivée dans le monde de la bande dessinée, au début des années 2000, su s’imposer comme porte-étendard de la vulgarisation scientifique. Surtout, elle a su faire entendre, à travers un sujet pouvant sembler impersonnel, une voix personnelle, drôle et intelligente en abordant des thèmes qui vont au-delà de l’explication, s’intéressant à la place de l’humain, avec tout ce que cela comporte, dans le monde de la découverte scientifique. Bref, une démarche rigoureuse, drôle et pleine d’esprit, comme en fait foi son plus récent album, Nos mondes perdus, qui nous présente l’histoire de la paléontologie et, surtout, demande pourquoi nous nous intéressons autant à des animaux disparus. Serait-ce parce que nous avons peur de notre propre finalité ? Honnêtement, nous avons ri et appris plein de choses dans cet album, dont le dessin n’est pas sans évoquer celui, par exemple, d’une Claire Brétécher un peu plus brouillonne, mais tout aussi efficace.
François Lemay
Nos mondes perdus
★★★★1/2
Marion Montaigne, Dargaud, Paris, 2024, 205 pages
La très crédible histoire de la psycho
Psychologue et auteur, le Français Jean-François Marmion est particulièrement connu pour une série d’ouvrages qu’il a dirigée, série qui s’est intéressée à la connerie et à la place qu’elle occupe dans la sphère publique. Aux dessins, Pascal Magnat, un habitué du genre puisqu’il a contribué à d’autres ouvrages allant dans le même sens que celui qui nous intéresse, dont L’incroyable histoire du Canard enchaîné. Qu’en
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