Source : Le Devoir
Il n’est jamais trop tard
Il y a de ces livres qui ont cette capacité de venir nous prendre par la main et de nous montrer autant ce qu’il y a de beau dans la vie, même si on doit passer par ce qu’il y a de mauvais. C’est le cas de Grand-môman, de l’autrice et illustratrice jeunesse Brigitte Marleau, qui aborde le thème de la violence chez les personnes âgées. Lucienne vit sous la menace et les coups de son conjoint, Gerry, avec qui elle partage sa vie depuis une cinquantaine d’années. Et Lucienne, selon sa propre croyance, ne vaut pas plus que ça. Elle est la grand-mère de Marc, qui vit en couple avec Julie et leurs deux enfants, qui décident de la sortir de là et de l’héberger, histoire de lui offrir une meilleure qualité de vie. Une cohabitation qui durera une dizaine d’années, qui montre que, même si on croit être au bout du chemin, on mérite qu’on prenne soin de nous. Dans un style livre illustré, plutôt que bande dessinée traditionnelle, avec des illustrations douces, réalisées au pastel, Brigitte Marleau réussit son pari, celui d’aborder l’inabordable avec bienveillance et espoir.
François Lemay
Grand-môman
★★★1/2
Brigitte Marleau, Station T, Montréal, 2024, 180 pages
Apprivoiser ses dissonances
Les contradictions, c’est le moment que nous traversons tous dans notre vie, celui où notre éducation et les idées avec lesquelles nous avons grandi se retrouvent testées par le monde réel. C’est ce que raconte l’autrice américaine queer Sophie Yanow, qui revient
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