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Nous, Jane en nomination aux Prix littéraires du Gouverneur général


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Les traductrices acadiennes Geneviève Robichaud et Danielle LeBlanc sont en nomination aux Prix littéraires du Gouverneur général 2025 pour le roman Nous, Jane.

Paru aux éditions Perce-Neige en 2024, le roman Nous, Jane est une traduction du roman We, Jane de l’auteure Aimee Wall, publié en 2021.

L’histoire suit une jeune femme de Terre-Neuve qui, cherchant à donner un sens à sa vie, tisse une amitié profonde avec une femme plus âgée de la même province. Le roman aborde des thèmes comme les relations féminines intergénérationnelles, la résistance, les défis de la vie rurale et le droit fondamental à l’avortement.

Il y a une histoire d’amour entre femmes. Des femmes qui travaillent avec un but commun, avec une vision qui est plus grandiose que leur propre vie.

Une citation de Geneviève Robichaud

Le roman en anglais a eu une belle reconnaissance au moment de sa parution en 2021 aux éditions Book*hug, une petite maison d’édition indépendante en Ontario.

Il a fait son chemin tranquillement. Puis c’est un peu le même trajet que Nous, Jane et est en train de suivre. Cette nomination, j’espère que ça va lui donner un élan, dit Danielle LeBlanc.

Au niveau de la langue, Aimee fait un travail au niveau de l’anglais dans son cas, qui nous permet à la fois d’entendre Terre-Neuve, où la moitié du roman se situe, sans folkloriser le parler, ajoute Geneviève Robichaud.

Aimee Wall est une écrivaine et traductrice de Terre-Neuve. We, Jane est son premier roman.

Photo : Richmond Lam, Book*Hug Press

Danielle LeBlanc et Geneviève Robichaud ont été charmées par l’histoire de We, Jane qui se situe dans le Terre-Neuve de l’auteure et on voulu rendre honneur avec cette traduction française.

C’est un roman d’une profonde amitié entre femmes, puis moi et Geneviève, on a réussi à développer cette amitié-là en le traduisant ensemble, ce qui est une expérience incroyable en soi. J’espère que ça se reflète aussi dans la traduction, dit Danielle LeBlanc. J’espère que la traduction reflète ce respect pour la plume d’Aimee.

En plus de la nomination au Prix littéraires du Gouverneur général, Nous, Jane est finaliste au Prix John-Glassco 2025.

Ça donne une deuxième vie à son roman et il y a probablement des gens qui vont le découvrir, We, Jane, juste parce que Nous, Jane est nominé, note Danielle LeBlanc. Il y a des discours qui circulent dans le livre qui sont très d’actualité, puis qui méritent d’être discutés.

Être traductrice en milieu minoritaire

Les deux traductrices originaires du sud-est du Nouveau-Brunswick disent avoir voulu refléter la langue parlée sur le territoire.

C’est ce qu’on a essayé de faire avec des outils, des dictionnaires, mais aussi juste en se remémorant les façons que la génération de nos parents ou de grands-parents parlait, pour aller puiser dans cette richesse-là, note Danielle LeBlanc.

Danielle LeBlanc

Danielle LeBlanc est traductrice littéraire, éditrice, chercheuse indépendante et œuvre dans le milieu littéraire depuis plus de 15 ans. Elle est actuellement à la direction générale des Éditions Perce-Neige.

Photo : Crédit photo : Mathieu Léger

Danielle LeBlanc explique que l’objectif est au final de permettre à Nous, Jane de vivre en français au Canada atlantique, mais aussi de circuler au Québec et, pourquoi pas, en Europe francophone.

On l’a vraiment abordé comme un travail de création. Il y a beaucoup de travail qui doit être fait pour qu’il y ait une fluidité. En français, il y avait toute la composante de la langue acadienne, précise-t-elle.

Selon Danielle Leblanc, dans les provinces maritimes, où le français est minoritaire, le travail de traduction peut demander des nuances supplémentaires.

La plupart des francophones dans les provinces maritimes seraient en mesure de lire We, Jane, dans sa version originale en anglais. Quand on parle d’imaginer un lectorat pour qui on traduit, il faut tenir ça en compte aussi, souligne-t-elle. Il faut aussi créer quelque chose qui est unique et qui pourrait apporter les gens d’ici à vouloir le lire dans sa traduction aussi.

Geneviève Robichaud.

Geneviève Robichaud baigne dans la création littéraire depuis longtemps. Elle est professeur à l’Université de Moncton et à l’Université Mount Allison, à Sackville.

Photo : Université Mount Allison

Geneviève Robichaud souligne qu’il est stimulant que de travailler dans la même lignée que d’autres traductrices des Maritimes, soulignant par exemple le travail de Georgette LeBlanc et de Sonya Malaborza.

C’est deux traductrices qui, vraiment, abordent leur pratique à la fois comme une pratique classique d’équivalence, c’est sûr, mais en même temps qui apportent toute un souffle, qui porte quelque chose de nouveau dans son élan, explique Geneviève Robichaud.

Les lauréats des prix du Gouverneur général seront dévoilés le 6 novembre.

Également dans le lot des finalistes, Alain Deneault, professeur de philosophie et de sociologie au campus de Shippagan de l’Université de Moncton, figure dans la catégorie Essais pour son ouvrage Faire que! L’engagement politique à l’ère de l’inouï.

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Faire que! L’engagement politique à l’ère de l’inouï.

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