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Il y a dix-huit ans, la narratrice a été témoin d’un abus incestueux commis sur une enfant qu’elle gardait, une journée d’août. Jeune, confuse, elle a gardé le silence. Devenue adulte, empêtrée dans ce souvenir et sa culpabilité, elle entretient un rapport complexe à son corps, aux autres en général et aux petites filles en particulier, pétrifiée à l’idée de ce qui pourrait leur arriver. Lucide et crue, elle nous livre son monde intérieur empreint de violences, qui tranche avec la description douce et lumineuse de son appartement, havre farouchement défendu. Elle vit de fait relativement isolée en plein Montréal, en dehors des visites de K, son compagnon, et de celles plus ou moins bien vécues de sa mère, avec laquelle la relation est difficile. Un roman en huis clos à la fois calme et tout en tension, où le pire est nommé, dans lequel on se reconnaît (toutes) un peu. Troublant.





