Source : Le Devoir
On ne surprendra personne en disant qu’Hugo Meunier (Raté, Le patron) n’est pas le premier artiste à s’intéresser aux sept péchés capitaux. Au fil des siècles, l’avarice, la colère, l’envie, la gourmandise, la luxure, l’orgueil et la paresse ont inspiré peintres, dramaturges et écrivains, de Sénèque à Maupassant en passant par Bertolt Brecht et Jérôme Bosch. Même Christian Bégin en a fait le sujet de son premier spectacle solo.
Avec son humour incisif et irrévérencieux, le journaliste, qui prête notamment sa plume à Urbania, offre une tournure résolument moderne à ces piliers de la pensée chrétienne occidentale dans Les péchés ordinaires, un roman choral divisé en sept nouvelles intrinsèquement liées les unes aux autres.
Le résultat, éclaté et cohérent, se résumerait ainsi : des héros ordinaires, captés dans des moments ordinaires de leur vie, malmenés par des émotions, des envies et des regrets ordinaires, qui prennent toutefois des proportions démesurées.
On y fait donc la rencontre d’un homme dont l’amour-propre est blessé par une rupture amoureuse et d’un autre qui devient fou de jalousie lors d’un voyage où sa copine séduit partout où elle passe. Ailleurs, un vieux couple souhaite ajouter du piquant à son quotidien, un esclave prend des risques au nom de la liberté, un musicien raté gagne le gros lot, un policier est grugé par ses préjugés et sept influenceurs se disputent l’attention sur une île déserte.
Avec ces récits dynamiques et bien ficelés — dans lesquels l’intention chorale est parfois un peu trop appuyée —, Hugo Meunier
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