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«Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux», Judith Godrèche

 

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Inspirée par le mouvement #MeToo, ainsi que par la lecture du Consentement de Vanessa Springora, l’actrice et réalisatrice Judith Godrèche prend à nouveau la parole, « guerrière sans armée ». En 1986, à 14 ans, elle avait fait la rencontre du réalisateur Benoît Jacquot, de 25 ans son aîné, sur le tournage du film Les mendiants. Elle entretiendra avec cet homme une relation intime jusqu’en 1992, présentée à l’époque comme consentie. Mais, en février 2024, Judith Godrèche a porté plainte contre lui pour « viols avec violences sur mineure de moins de 15 ans ». Mélangeant souvenirs, pièces à conviction, coups de gueule contre des hommes pour qui l’art était « une arme de prédation », Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux se veut l’histoire décousue d’« une enfant qui s’en sort ». « Il est impossible de penser que cet homme puisse avoir cru un instant en ma capacité à l’aimer », écrit-elle. Une sorte de mise à jour de Point de côté, le roman qu’elle avait fait paraître en 1995 et qui évoquait déjà cette histoire d’emprise et de vampirisme intellectuel. Mais il « faut refaire et redire, réécrire pour s’autoriser à s’entendre penser ».

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Titre: Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux

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