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Si les autrices et auteurs s’abreuvent à plusieurs sources d’inspiration, échafaudant divers sujets, genres et spectres, elles et ils s’imprègnent nécessairement des espaces qu’elles et ils fréquentent. Les lieux où l’on habite finissent toujours par nous habiter. Les gens, les endroits se meuvent en nous, agissent, influent. Bref, n’est pas anodin l’endroit d’où l’on écrit.
Québec est agitée par un vent artistique favorable. Désignée ville de littérature UNESCO, elle participe à un rayonnement d’envergure qui lui vaut une reconnaissance très enviable. Elle abrite la Maison de la littérature, un bastion consacré aux mots où plusieurs manifestations et rassemblements font la part belle à ses écrivains et écrivaines. La bibliothèque Gabrielle-Roy, entièrement rénovée depuis peu, a remporté en 2025 le Prix de la bibliothèque publique de l’année, décerné par un comité international. Les librairies indépendantes y sont vivantes, belles, animées. Et c’est aussi dans cette cité que la revue que vous avez sous les yeux a élu ses quartiers.
Le présent dossier reflète le dynamisme d’une ville qui porte franchement une voix littéraire, la partageant au monde avec élan et ferveur, contribuant ainsi à en faire une place de choix où la parole est admirablement déliée.
Dans ce dossier
À la tête de Québec depuis 2021, devenant ainsi le 38e maire de la ville, Bruno Marchand a le vent dans les voiles. Solide gestionnaire possédant le talent de visionnaire, il est réélu en 2025 avec plus de 49% des voix et un parti majoritaire. Il a passé son enfance dans Limoilou, un quartier populaire de la basse-ville de Québec dans les années 1970, où ses parents lui transmettent notamment la valeur de l’engagement. Sa mère, en particulier. « À l’époque, son voisin lui conseillait souvent de ne pas balayer le devant de son immeuble puisque les employés de la Ville allaient s’en charger, ce à quoi elle répondait : “La Ville, c’est moi” », peut-on lire dans l’Encyclopédie canadienne. Comme le dit le dicton, la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre.
Dans
Le Vieux-Québec est une histoire d’amour : Essai déambulatoire, Marie-Ève Sévigny marche la ville fortifiée, attentive aux strates invisibles qui enrichissent l’expérience du lieu, aux détails qui échappent au regard pressé. Au cœur de ces déambulations : la figure et l’œuvre tutélaires de Jacques Poulin, écrivain de la douceur et du retrait, dont l’œuvre a façonné un Vieux-Québec à la fois réel et imaginaire, un quartier où la lenteur, la bienveillance et l’entraide semblent toujours possibles. Entretien avec une guide pas ordinaire.
Je trouvais mon idée géniale : brosser un portrait des éditions Alto sans m’entretenir avec son vocal fondateur, Antoine Tanguay. De laisser les auteurs…
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