Source : Le Devoir
Cryptique, onirique, perturbant, symbolique… Il y a quelque chose qui fait penser à David Lynch dans l’univers de Jane Schoenbrun. I saw the TV Glow, son deuxième long métrage après le tout aussi bouleversant We’re All Going to the World’s Fair (2021), est un film dont on sort secoué, pressé de consulter Wikipédia afin de s’assurer qu’on en a saisi toutes les dimensions et interprétations possibles. Une oeuvre expérimentale qui fait figure d’extraterrestre dans une industrie hollywoodienne quelque part entre la redite et la peur de l’inconnu.
Au milieu des années 1990, Owen, un adolescent de septième année (Ian Foreman, puis, Justice Smith, méconnaissable), tente de trouver un sens à l’existence dans le quotidien morne et monotone de la banlieue. Lors d’une soirée électorale, laissé à lui-même pendant que sa mère remplit son bulletin de vote, il rencontre Maddy (Brigette Lundy-Paine), qui lit un guide sur la série télévisée The Pink Opaque. Déjà intrigué par les publicités qu’il voit à ce sujet, Owen confie à la jeune fille qu’il n’a jamais pu regarder l’émission, diffusée après son couvre-feu.
Dès lors, Maddy prend soin d’enregistrer des cassettes VHS de la série, dans laquelle — en hommage évident au culte Buffy the Vampire Slayer (Buffy contre les vampires) — deux adolescentes télépathes doivent chaque semaine anéantir un monstre différent. Pour le duo de spectateurs, obsédé et transporté par ce rendez-vous télévisuel hebdomadaire, le vernis entre la fiction et la réalité commence peu à peu à s’effriter. Owen le dit ainsi : « Parfois, The Pink Opaque semble plus
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