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Ce séjour fait ressurgir une multitude de souvenirs : les rendez-vous au café San Marco avec son grand-père, autour de chocolats viennois dans la plus pure tradition austro-hongroise ; la maison familiale, où Vili, ce « frère, ami, ennemi », lui est apparu pour la première fois ; son père, cet homme fascinant, si souvent passé de l’autre côté de la frontière, dans la Yougoslavie communiste du maréchal Tito.
Mosaïque de cultures et de langues qui coexistaient avant d’entrer en conflit, la ville de son enfance lui apparaît comme un miroir : étrangère à elle-même et soumise à de multiples influences. Parmi elles, celle de Vili, qu’Alma espérait ne jamais revoir et qui se trouve pourtant chargé de lui remettre l’héritage de son père.
Récompensé par le Prix Campiello 2024, le roman de Federica Manzon explore les pièges de la mémoire et du passé, les liens entre histoire individuelle et histoire collective, faisant de Trieste le point de départ d’un récit profondément intime.
Les éditions Albin Michel nous proposent un extrait en avant-première :
Federica Manzon, née en 1981, vit entre Milan et Trieste. Journaliste et éditrice, elle a travaillé pour Mondadori et la Scuola Holden avant de devenir directrice éditoriale des éditions Guanda. Elle est l’autrice de plusieurs romans, dont Di fama e di sventura, Prix Rapallo Carige. Retour à Trieste, son premier roman traduit en français, a reçu les Prix Stresa, Alassio Centolibri, Latisana et Campiello.






