Paru en premier sur (source): journal La Presse
(Toronto) Les professeurs d’université réévaluent leur approche de l’œuvre d’Alice Munro à la suite des révélations selon lesquelles l’écrivaine canadienne a protégé son mari après avoir appris qu’il avait agressé sexuellement sa fille.
Publié à 11h39
La communauté universitaire a commencé à reconsidérer ses liens avec la lauréate du prix Nobel après que sa plus jeune fille, Andrea Robin Skinner a publié le week-end dernier un essai à la première personne décrivant en détail les abus commis par son beau-père et l’inaction d’Alice Munro.
La présidente du département d’anglais et d’études littéraires de l’Université Western, l’alma mater de Mme Munro, affirme qu’elle commencera à se pencher sur cette question dans les semaines à venir.
Dans un courriel, Manina Jones explique que pour l’instant, elle « s’occupe de l’histoire d’Andrea Robin Skinner » et qu’elle réfléchira plus tard à l’héritage de Mme Munro.
Elle dit qu’elle abordera le sujet avec ses étudiants, mais qu’elle ne sait pas encore à quoi ressemblera cette discussion.
De son côté, Robert Lecker, professeur d’anglais à l’Université McGill, affirme qu’il poursuivra son cours de deuxième cycle sur Mme Munro comme prévu le semestre prochain, tout en faisant de la place pour discuter de ces nouvelles informations sur la vie de l’écrivaine.
Mais la décision n’a pas été facile à prendre. « Je me sens profondément divisé », a-t-il déclaré.





