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Publié à 7h00 ✓ Lien copié Dominic Tardif La Presse
Le poète sauve la vie, vraiment ? « Ce que je veux dire, c’est que la poésie nous maintient dans quelque chose de vivant, elle nous donne le sentiment d’exister. Et pour être soignant, pour être humain, c’est quand même un plus d’avoir ce sentiment », dit dans une jolie formule euphémisante la poète et psychiatre Ouanessa Younsi. « Toute personne gagne à trouver en elle ce sentiment, et l’art en est un médium. »
Qu’un médecin puisse ainsi avoir une pareille double identité génère néanmoins l’étonnement. Un étonnement parfois même mêlé de dérision. « La question que je me fais le plus poser, c’est : “Comment ça, t’écris de la poésie, alors que t’es médecin ?” », confirme Mélanie Béliveau, médecin de famille à Sherbrooke, qui a lancé en août 2021 son premier recueil, Dans le ventre du vent, mais qui écrivait depuis l’enfance.
Elle s’étonne du peu de reconnaissance dont cette réussite a été l’objet dans son milieu, son recueil ayant pourtant récolté des critiques élogieuses. « Peut-être qu’il y a une incompréhension ou un jugement par rapport à ça : “Ah, OK, elle, elle a le temps d’écrire de la poésie, pendant que nous, on s’occupe des vraies affaires.” »
PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE
La poète et psychiatre Ouanessa Younsi
L’écriture accompagne





