Source : Le Devoir
La mort n’a jamais été un thème vraiment à la mode, surtout quand elle nous concerne, car, comme le disait Montaigne : « ce n’est pas la mort que je crains, c’est de mourir ». Derrière les mots du philosophe, il y a évidemment la crainte de la souffrance tant redoutée. Dans son ouvrage Soins de vie : qui décide ?, l’essayiste Jocelyne Saint-Arnaud aborde le sujet avec une vision à 360 degrés, car la fin de vie peut soulever de nombreuses questions éthiques ayant des répercussions aussi bien sur le malade que sur les proches ou le personnel médical.
Ces questions concernent non seulement l’arrêt des traitements maintenant la vie, mais aussi l’utilisation des soins palliatifs, le soulagement de la douleur et l’aide médicale à mourir, autant de réalités difficiles à saisir quand on est en bonne santé, mais qui peuvent à tout moment dans l’existence devenir réalité pour chacun d’entre nous. Il est préférable, donc, de s’en soucier avant de ne plus avoir les capacités de le faire, indique la chercheuse en éthique de la santé à l’Université de Montréal.
Lorsque les moyens médicaux disponibles n’aident plus l’état de santé du patient, plusieurs font le choix en fin de vie d’avoir accès à l’aide médicale à mourir (AMM), où le Québec est un chef de file. Il reste que des règles, souvent complexes, et des procédures à respecter existent en matière de consentement et qu’elles ne sont pas toujours connues du grand public. Notons qu’au Québec, le nombre d’actes d’aide médicale à mourir est
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