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Souvenirs de l’été 1986

Source : Le Devoir

Très librement inspiré de l’enfance de Sébastien Dulude, Amiante — qui, fort d’une nomination au Prix littéraire Le Monde et au prix Première Plume en France, suscite un engouement sans précédent aussi tôt dans la rentrée littéraire — s’appuie pourtant sur une prémisse fort simple : celle d’une amitié forgée dans l’oisiveté et la curiosité de l’enfance, affectée par une tragédie.

Steve Dubois, neuf ans, savoure les plaisirs de l’été 1986 en compagnie du petit Poulin, son meilleur ami, avec lequel il passe des journées entières à lire des albums de Tintin dans sa cabane, à documenter les catastrophes qui secouent le monde et à explorer les paysages mi-forestiers, mi-lunaires de Thetford Mines sur son vélo.

Or, la violence et l’isolement dans lesquels baigne cet univers minier auront tôt fait de mettre fin au paradis idyllique d’une saison pleine de promesses, embrasant chez Steve le feu d’une colère sourde et d’une adolescence rongée par la noirceur et les regrets.

Creuser les tensions

Sébastien Dulude n’est pas un nouveau venu en littérature. Auteur de trois recueils de poésie, il est également directeur littéraire aux éditions La Mèche ; une riche expérience qui explique peut-être sa capacité à coucher sur papier un récit qui prend forme dans une langue ciselée et foisonnante, appuyée sur la justesse de sensations et d’émotions qui forment le coeur de son moteur narratif.

« J’ai voulu situer cette amitié inventée entre deux garçons inséparables sur un territoire que j’avais vraiment connu, éprouvé même, parce que ce n’est pas un territoire facile. Je voulais exploiter les rapports

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