Paru en premier sur (source): journal La Presse
Dans son nouveau livre, 3800 matins, l’animateur Gino Chouinard revient sur les souvenirs qui ont marqué ses 21 années à la barre de l’émission Salut Bonjour. Il nous confie ses lectures du moment.
Publié à 1h25
Mis à jour à 17h00
Kukum, Michel Jean
Kukum
Libre Expression
224 pages
« Pendant quatre jours [tout récemment], j’étais en train dans l’Ouest canadien et je me suis permis de lire des livres de personnalités que j’avais interviewées dans les dernières années, et que j’avais mis de côté en souhaitant avoir un jour le temps de les lire. J’ai dévoré Kukum. J’ai découvert le talent extraordinaire d’auteur de Michel dans ce livre-là, que je côtoyais comme collègue et que j’interviewais comme intervenant. Le hasard a voulu que je traverse des réserves dans l’Ouest canadien et des zones qui avaient été complètement abattues par l’industrie forestière. Et c’est des passages que je venais à peine de lire ou que j’allais lire quelques minutes plus tard au moment où j’ai vu ces images-là. Donc ça a donné un sens encore plus fort au déracinement des Premières Nations dans l’univers canadien. »
La femme qui fuit, Anaïs Barbeau-Lavalette
La femme qui fuit
Marchand de feuilles
378 pages
« Je suis un grand amateur de peinture. Je connais presque par cœur quelques ouvrages de Robert Bernier, un spécialiste en art qui a beaucoup écrit sur la culture québécoise, sur les arts visuels au Québec. […] Et je connais Marcel Barbeau, le peintre. Dans ce livre d’Anaïs Barbeau-Lavalette, on parle de sa famille, des rencontres de l’époque, des automatismes, des plasticiens, toute cette partie de la culture québécoise et la quête d’identité, qui est extraordinaire. J’ai beaucoup aimé ce livre. »
Fait par un autre, Simon Roy
Fait par un autre
Boréal
232 pages
« J’ai reçu Simon Roy à quelques reprises à Salut Bonjour. La dernière fois qu’il est venu, c’était quelques semaines à peine avant de décéder. Je voulais le lire parce qu’il m’avait particulièrement touché quand je l’avais interviewé. Chez moi, j’avais deux livres de lui, Ma fin du monde et celui-ci. Ce livre me ramène à la peinture. Ça part d’un faussaire québécois qui est allé faire fortune avec d’autres arnaqueurs ailleurs à travers le monde, sans trop savoir qu’il était mêlé à des arnaques, par contre ; mais c’était un peintre québécois qui peignait des œuvres extraordinaires de grands maîtres européens. C’est une enquête très intéressante. J’ai beaucoup aimé ça. Pour les amateurs d’art, de peinture, d’histoires assez invraisemblables, je pense que c’est pas mal intéressant. »





