« Observer, c’est lire. Il n’y a pas que dans les livres qu’on lit », nous prévient Dany Laferrière. À l’occasion de la parution de son plus récent titre, Un certain art de vivre, Le Devoir le retrouve justement, par la magie de la visioconférence, à son poste d’observation — ou de lecture —, dans son appartement de Paris où, haut perché, il s’abreuve de la lumière qui perce la fenêtre.
Il est bientôt attendu au Salon du livre de Trois-Rivières, qui l’accueillera comme écrivain en résidence. En attendant, ses tâches hebdomadaires à l’Académie française le retiennent dans la Ville Lumière où, s’il faut croire tout ce qu’il dit, il est en plein jeûne : « Les fauteuils sont inconfortables et la rétribution est insuffisante : c’est le principe aristocratique. Mais la nourriture est excellente. Alors chaque jeudi, je mange, et le reste de la semaine, je ne mange plus. »
Sur ce coup, il est ironique, bien sûr, mais peut-on toujours en être certain ? Le regard plongé au fond des choses, les mots fouillant les vérités, même les plus simples, pour y découvrir une pépite oubliée, son imaginaire, à l’instar de ses livres, emprunte d’étonnants détours qui nous mènent bien souvent à ce sourire éclatant, toujours prêt à surgir. En vérité, Dany Laferrière joue sur tous les plans. Comment pourrait-il en être autrement, de toute façon, pour un écrivain qui avoue « ne pas toujours être le même » ?
La forme en question
Dans Un certain art de vivre, l’écrivain cherche à « savoir comment les choses s’étaient
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