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«Une convergence de solitudes»: seuls ensemble

Source : Le Devoir

Dans le Québec bouillonnant des années 1970, une adolescente, Rani, cherche à prendre racine, déchirée entre sa loyauté envers ses parents d’origine indienne et son envie d’appartenir à son pays natal, d’effacer les différences culturelles, langagières et physiques qui l’empêchent de se fondre dans la masse et de prendre part à la fièvre référendaire qui anime les rues et les places publiques.

Pour échapper aux pièges qu’elle sent se refermer sur elle, Rani s’évade avec une fougue qui frôle l’obsession dans la musique de Sensibilité, un groupe de rock progressif québécois dont le chanteur, Serge Giglio, milite corps et âme pour l’indépendance.

Des années plus tard, Rani, désormais adulte, travaille comme aide pédagogique dans un établissement collégial. Elle y fait la rencontre de Mélanie, la fille adoptive de Serge ; une jeune femme en colère contre ses parents qui l’ont déracinée, en plus d’avoir coupé tous liens avec son Vietnam natal. Ensemble, les deux amies entreprennent une quête qui les mènera à la poursuite de leurs origines, dans une volonté de recoller les morceaux d’une identité et d’une histoire éclatées entre deux continents.

Histoires de liberté

Une convergence de solitudes, premier roman de l’écrivaine montréalaise Anita Anand — qui ne partage aucun lien de parenté avec la députée fédérale et l’animatrice et autrice britannique du même nom —, se déploie sur cinq décennies, à travers deux générations, à la confluence de grands mouvements de liberté, soit les référendums québécois, la partition de l’Inde et la fin de la guerre au Vietnam.

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Titre: Une convergence de solitudes

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