Source : Le Devoir
Philippe Lupien et Marie-Hélène Viens aiment utiliser les outils, les mécanismes, les codes et les possibilités techniques et imaginaires du cinéma pour offrir des projets décalés, teintés de mystère, des allégories du monde moderne qui repoussent les frontières classiques de la mise en récit.
Leurs trois courts métrages, sur lesquels ils ont travaillé en tandem au scénario et à la réalisation, en témoignent. Le premier, Bernard le Grand (2013), racontait l’histoire d’un enfant qui décide de se construire un costume anti-grandissement pour ne jamais atteindre l’âge adulte. Le second, Amen (2016), mettait en scène un messager de Dieu de 11 ans envoyé sur Terre pour guérir les humains de leurs péchés et les préparer pour le grand retour de la Sainte Trinité.
Couronnés de plusieurs prix, sélectionnés dans plusieurs festivals, ces courts métrages ont connu un grand succès. Néanmoins, ces accolades n’auront pas rendu le chemin vers la production du premier long métrage plus facile pour les deux cinéastes.
Vous n’êtes pas seuls, qui atterrira sur les écrans du Québec la semaine prochaine, a mis plus de dix ans à voir le jour. Dix ans d’écriture, de doutes, de recommencements, et surtout de démarches plus ou moins fructueuses de financement. « Notre proposition était assez audacieuse, surtout pour un premier film, précise Marie-Hélène Viens. On croyait vraiment à cet hybride — un mélange de science-fiction et de romance —, à l’utilisation des codes de genre, à la liberté de notre démarche. Mais c’est encore très difficile de sortir du cadre. »
Pier-Luc Funk, qui tient le rôle
[...] continuer la lecture sur Le Devoir.





