Source : Le Devoir
Six jours. C’est ce qu’il a fallu à Quentin Dupieux pour boucler le tournage de son dernier long métrage, Yannick, dont l’intrigue se déroule à huis clos dans un théâtre. Sur sa page Facebook, le cinéaste a déclaré vouloir « revenir à ses premiers amours, c’est-à-dire au film impossible », et combler ce « goût du film qui ne devrait pas exister ».
Délesté des contraintes traditionnelles de la production, le réalisateur s’est également départi des éléments absurdes et des pirouettes spatiotemporelles qui ont fait sa marque. Ici, pas de mouche géante (Mandibules, 2021) ni d’histoire d’amour tordue avec un blouson de fourrure (Le daim, 2019). Assagi, Quentin Dupieux ? Pas autant qu’on pourrait le croire.
Campée dans un cadre réaliste, l’intrigue de Yannick est dénuée de tout artifice, pensée pour répondre aux défis chronologiques que suppose le huis clos. Et bien que le manque de temps et de moyens soit apparent dans la simplicité du décor et de la mise en scène, c’est dans le scénario déjanté et astucieux que se déploie tout le talent du cinéaste le plus irrévérencieux de France.
Le film s’ouvre donc en pleine représentation de la pièce Le cocu, un très mauvais vaudeville. Sur scène, trois acteurs livrent leurs répliques sur un ton peu inspiré, devant les rires aussi enthousiastes qu’automatiques du public. La soirée prend une tournée inattendue lorsqu’un spectateur, Yannick, se lève et interrompt le spectacle pour indiquer son mécontentement.
L’homme, qui travaille comme gardien de nuit dans un stationnement, a pris une journée de congé et a mis plus
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