Source : Le Devoir
Le réalisateur américain Greg Kwedar avait, comme la plupart d’entre nous, une vision complètement stéréotypée et erronée de la prison et des gens qui y sont incarcérés avant de produire un court métrage documentaire sur un pénitencier à sécurité maximale du Kansas. Et pourtant, il n’a fallu qu’une image pour que les fondations de ses croyances soient ébranlées à jamais.
« En faisant une visite des lieux, je suis passé à côté d’une cellule dans laquelle j’ai vu un jeune homme entraîner un chien-guide, et ça a complètement bouleversé toutes mes idées reçues, raconte le cinéaste, rencontré en visioconférence par Le Devoir. En voyant ce jeune homme et ce chien, j’ai ressenti la guérison qui se mettait en place dans les deux directions. Dès lors, j’ai à tout prix voulu savoir qui d’autre, dans le milieu, avait le courage de faire les choses différemment. »
Le même soir, dans sa chambre d’hôtel, Greg Kwedar s’est empressé de faire une recherche sur le Web. Les premiers résultats pointaient tous dans la même direction : Rehabilitation Through the Arts (RTA), un programme qui, comme son nom l’indique, aide les personnes incarcérées à se réintégrer à la société à travers les arts, en modélisant une approche du système judiciaire basée sur la dignité humaine plutôt que sur la punition, et qui a monté, au fil des ans, une multitude de pièces de théâtre du répertoire classique.
« L’initiative avait été abondamment couverte par la presse, mais je suis tombé sur cet article de la revue Esquire, qui parlait d’une production
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