Source : Le Devoir
Olive, ingénieure au début d’une carrière déjà florissante, est profondément malheureuse, prisonnière d’un emploi bien rémunéré, mais aliénant et épuisant. Contrainte de prendre un congé de maladie, elle quitte Montréal pour parcourir le pays jusqu’à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique, se promettant de trouver une voie professionnelle qui lui permettrait de s’accomplir tout en conservant un équilibre. Sur la route, entre sa rencontre avec un sugar daddy et son implication au sein d’une fondation philanthropique un peu douteuse, elle sera confrontée aux limites de son corps, de ses désirs et de ses illusions. Ariane Picard aurait pu échouer à se distinguer avec ce premier roman suivant la courbe classique du récit d’apprentissage, voyage sur la côte ouest en prime. Or, grâce à une plume candide et efficace, elle transforme une remise en question somme toute banale en réflexion lucide sur les enjeux moraux et identitaires que génère le travail, soulignant avec un grand souci d’introspection les culs-de-sac engendrés par le capitalisme. Un roman qui se lit d’une traite, dans lequel plusieurs se reconnaîtront.
Bébé sucré
★★★ 1/2
Ariane Picard, La maison en feu, Montréal, 2024, 368 pages
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