Paru en premier sur (source): journal La Presse
Publié à 1h25
Mis à jour à 5h00
Tandis qu’elle couvre une conférence de presse sur la lutte contre l’évasion fiscale, la reporter Anne-Marie Bérubé est victime d’un acte terroriste. Le journaliste montréalais Michel Duquesne est alors dépêché à Gatineau pour mener l’enquête avec deux recrues, l’une adepte des complots, l’autre d’une rigueur exemplaire. De son côté, l’avocate Odile Imbeault, compagne de Duquesne, s’occupe des enfants, tout en poursuivant discrètement son enquête sur l’assassinat de ses parents.
Après deux tomes campés au cœur de l’hiver, L’étonnante mémoire des glaces (2022) et Le dernier souffle est le plus lourd (2023), lequel se déroulait au lendemain de la grande tempête de 2019, l’ex-journaliste Catherine Lafrance transporte le valeureux Duquesne sous le ciel pluvieux d’un automne aussi glacial qu’anxiogène. Fidèle à elle-même, la romancière a su créer une ambiance de « noir nordique » qui sied tout à fait à l’univers postpandémique qu’elle dépeint. Elle livre aussi quelques passages empreints de chaleur humaine entre ses attachants personnages.
Certes, la crise économique et ses répercussions ne sont pas des sujets des plus palpitants pour un polar. Au gré d’une enquête qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la fonction publique, l’autrice orchestre cependant une trépidante course aux scoops à travers laquelle elle expose les ravages qu’entraîne le cynisme. Ce faisant, elle insuffle à ce troisième volet des enquêtes de Michel Duquesne une prenante réflexion sur l’état du monde.
Le rugissement des tempêtes – Une enquête de Michel Duquesne
Druide
386 pages






