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Paul à Québec et le roman graphique au cinéma? Cinq fois oui!

 

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Paul à Québec est au programme de Ciné-maison, sur ICI Télé le vendredi 29 août, à 20 h

Bien sûr, les adaptations cinématographiques des bandes dessinées de Marvel et de DC Comics ont tout envahi, mais, derrière ces baobabs, se cache une forêt aussi riche que luxuriante.

On la visite en cinq étapes avec un tour d’horizon de ce que le roman graphique a su donner au cinéma.

Paul à Québec

Paul à QuébecPhoto : Remstar

Le tendre Paul à Québec, de François Bouvier, d’après l’œuvre de Michel Rabagliati (2015)

Lors du week-end de la Saint-Jean 1999, Paul, sa femme, sa fille et toute la famille se réunissent chez Lisette et Roland. Si comme toujours les rires sont là, les larmes se sont aussi invitées, car le patriarche est malade. En 2015, c’était la première fois qu’une BD québécoise était transposée à l’écran.

Une magnifique entrée en matière d’ailleurs, qui rend le personnel universel, avec une authenticité, une simplicité et une sincérité fidèles au livre. Atmosphère fine et construite, musique mi-tonique, mi-mélancolique de Benoît Charest, ton direct et chaleureux, charisme lunaire de François Létourneau et touchant de Gilbert Sicotte : l’émotion n’est pas en papier glacé.

Du dessin à la pellicule, tout le monde y a gagné.

À voir sur ICI Télé le 29, à 20 h

Dessin en noir et blanc d'une petite fille jouant à la manifestante devant sa famille fatiguée

Persepolis, de Marjane Satrapi et Vincent ParonnaudPhoto : Métropole Films Distribution

Le drôle Persépolis, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, d’après le livre de Marjane Satrapi (2007)

À 10 ans, Marjane voulait devenir prophète. Un rêve qu’elle racontait, lors de longues conversations nocturnes, à Dieu et à Karl Marx. Sa vie, qui débutait sous d’insolites auspices, la jeune femme l’a racontée en quatre tomes, qu’elle a elle-même adaptés en film. Sa vie, comme matière première, donc. Mais quelle vie! De 1978 à 1994, la petite fille a grandi en Iran, au rythme de bouleversements géopolitiques inimaginables, avant d’être envoyée en pension à Vienne. Autofiction, lumière de chaque instant, même dans le plus terrible, intime observé pour mieux parler à tous, humour comme arme définitive contre toutes les intolérances : 

Persépolis, prix du jury à Cannes en 2007, dégage, de ses dessins en noir et blanc expressionnistes et naïfs, une âme. Ce qui n’est pas donné à tous les films.

Deux adolescentes font face à la caméra

Ghost World, de Terry ZwigoffPhoto : United Artists

L’acide Ghost World, de Terry Zwigoff, d’après le roman graphique de Daniel Clowes (2001)

L’émancipation d’une jeune femme, encore une fois? Oui, mais plus globalement aussi un portrait de l’adolescence américaine et de sa culture, à travers le regard de deux jeunes filles solitaires, cyniques et mésadaptées qui rejettent ouvertement toutes les normes et conventions du monde qui les entoure.

Si l’adaptation du roman graphique se permet de grandes libertés, on y retrouve l’essentiel : l’humour, plus acide que du jus de citron pur.

Puis, s’y confirmait aussi, aux côtés de Thora Birch, le talent d’une toute jeune actrice, qui n’en finira plus par la suite de faire tourner les têtes : Scarlett Johansson, qui a 16 ans au moment du tournage.

Une jeune fille blonde et une jeune fille aux cheveux bleus dans une manifestation

La vie d’Adèle, d’Abdellatif KechichePhoto : Métropole Films Distribution

Oui, il y a la Palme d’or, indiscutable. La puissance du film évoquant l’histoire d’amour passionnelle et douloureuse de deux jeunes femmes. Les scènes de sexe, longues, crues, charnelles. La découverte d’Adèle Exarchopoulos, face à Léa Seydoux. Il y a ce film qui a marqué tant les cinéphiles que l’imaginaire culturel collectif des dernières années (pour toutes sortes de raisons), mais à la base, il y avait aussi Le bleu est une couleur chaude, un roman graphique d’une grande beauté, simple et bouleversant.

Le genre de matière première que l’on n’imagine pas pouvoir être transformée en autre chose qu’un chef-d’œuvre.

Dans un bureau orné de décorations, deux hommes se font face, une main devant eux

Quai d’Orsay, de Bertrand TavernierPhoto : Axia Films

Le délirant Quai d’Orsay, de Bertrand Tavernier, d’après la bande dessinée de Christophe Blain et Antonin Baudry (2013)

Première incursion dans la comédie franche et la satire du grand réalisateur français, Quai d’Orsay fait découvrir le monde aussi brillant que tordu de la haute diplomatie internationale française, par le regard d’un jeune homme frais et naïf qui y débute.

Montés avec frénésie, les dialogues cinglants, pétris de méchanceté satirique mais aussi de tendresse pas si bien cachée, s’enchaînent et, comme le roman graphique en son temps, tout y est porté par une énergie de Diable de Tasmanie irrésistible.

Paul à Québec, à voir sur ICI Télé, vendredi 29 août, à 20 h

La bande-annonce (source : YouTube).

Dans cet article

Paul à Québec

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Bien sûr, les adaptations cinématographiques des bandes dessinées de Marvel et de DC Comics ont tout envahi, mais, derrière ces baobabs, se cache une forêt aussi riche que luxuriante.

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Paul à Québec

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À voir sur ICI

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Télé le 29, à 20 h

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Persépolis

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Le bleu est une couleur chaude

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Quai d’Orsay

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Quai d’Orsay

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Paul à Québec

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