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Emmanuel Deraps obtient le prix Émile-Nelligan

Source : Le Devoir

Emmanuel Deraps a remporté le prix Émile-Nelligan pour son recueil Dans l’intime duvet de la disparition paru aux éditions Poètes de brousse. Le prix lui a été décerné lundi à la Maison du Conseil des arts, à Montréal. Le lauréat est également reparti avec une bourse de 7500 $ et une médaille en bronze à l’effigie d’Émile Nelligan.

La présidente du jury, Laurence Veilleux, a décrit le recueil d’Emmanuel Deraps comme un « puissant témoignage sur le deuil » exempt de « toute posture lyrique excessive ». « L’intime révèle, mais ne trahit pas la peine en la rendant supportable », a-t-elle souligné par voie de communiqué. « C’est précisément le refus de toute consolation qui confère à ce recueil sa force singulière, où chaque poème est un joyau sombre finement taillé, un soleil noir autour duquel la lectrice et le lecteur sont pris en orbite. »

Le prix Émile-Nelligan est remis depuis 1979 à un poète d’Amérique du Nord de 35 ans et moins pour un recueil publié en français. François Charron a été le premier lauréat du prix pour son ouvrage Blessures (Herbes rouges).

Emmanuel Deraps est également l’auteur de Failure (Del Busso, 2019) que Le Devoir avait dépeint comme un « manifeste de la défaite revendiquée et du ratage élevé au rang d’acte de résistance, auquel pourront souscrire tous ceux et celles qui portent comme une croix le poids de leurs inconsistances, de leurs lâchetés et de leurs promesses brisées ». Son premier recueil, La fonte, est paru en 2015 aux Éditions de l’Écrou.

En plus de sa présidente, Laurence Veilleux, le jury était composé de Jonathan Charette et de Carole David, qui a eu à évaluer les 19 recueils de poésie qui lui ont été soumis. Les deux autres finalistes, Élise Denis et Colette Zouvi, ont reçu 500 $ chacune pour leurs ouvrages Aux charognes (Le Noroît) et L’herbe clochette (Poètes de brousse).

Pour le jury, le livre d’Élise Denis est une « leçon d’anatomie qui dissèque les mécanismes du regard ». Celui de Colette Zouvi a également été encensé pour son « imaginaire végétal et féerique, qui s’ouvre comme un espace de création inédit qui surprend par son format, sa liberté et son ludisme d’une rafraîchissante insolence ».

La Fondation Émile-Nelligan, responsable de l’attribution du prix du même nom, a été créée à l’initiative de Gilles Corbeil, neveu du célèbre poète.

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