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«L’ultime guerre»: femmes en guerre

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Dès les premières lignes de ce terrible récit, le lecteur est plongé en pleine guerre. Une guerre totale comme on en connaît plusieurs, sauf qu’on ne saura jamais vraiment quand et où l’action se déroule. Tout ce qu’on sait, c’est que l’attaque vient du sud, que les armées des assaillants détruisent tout sur leur passage et qu’elles progressent vers le nord en transformant même les enfants capturés en soldats. Évidemment, les informations qu’on entend tous les jours peuvent nous laisser croire à une sorte de reportage en direct de n’importe où, mais non : nous sommes plongés en pleine fiction. « Dystopique », comme le précise elle-même d’entrée de jeu la romancière Anna-Raymonde Gazaille.

Elle nous raconte ici la résilience d’une petite fille, Tessa, dont la famille entière a été massacrée et qui s’est vue placée dans un camp de réfugiés où elle survécut quelques années avant qu’il soit à son tour pris d’assaut. Elle se retrouvera intégrée de force à l’armée des Adeptes du Tout-Puissant, ces envahisseurs qui ont juré d’éliminer tous les incroyants du monde. Asservie, dénuée de toute existence propre et de tout soupçon d’humanité, sa vie se résume à son rôle : récupérer des munitions sur les blessés et les morts du champ de bataille au milieu des obus qui éclatent. Sa vie misérable est transformée lorsqu’elle « participe » à l’attaque d’une ville frontière importante.

La violence des combats lui donne l’occasion de s’échapper et de se réfugier dans un grand bâtiment au milieu de la ville ; il est défendu par un

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Titre: L’ultime guerre

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