Source : Le Devoir
Dix ans après La mort du pusher, Marie Gagnon est de retour aux éditions XYZ avec un nouveau roman, son quatrième. La narratrice, Claudia, dont le parcours n’est pas sans rappeler celui de l’autrice, est une universitaire à la dérive, une femme dévorée par la toxicomanie. En une suite de courts chapitres, elle décrit fidèlement l’horreur de ce qu’elle vit, sans oublier de s’intéresser au sort de la cour des Miracles qu’elle côtoie, ses frères et sœurs de galère. « Nommer l’invisible. Rendre palpable ce monde de l’ombre d’où je viens, pour que vous puissiez en comprendre la beauté enfouie, la douleur sourde, la vérité brûlante. » Engagée dans une démarche de démystification de cette misère que plusieurs considèrent comme « le cancer qui gruge le bitume métropolitain », l’autrice rêve du jour où le reste de la société cessera de détourner le regard. Après la rue, la violence et la prison, Claudia, installée chez son père, commence sa réadaptation, laisse la douceur prendre le dessus, sa vocation d’infirmière se déployer. C’est le début d’une vie nouvelle.
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