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«Les malades métaphores», Hugo Satre

Source : Le Devoir

Virtuose de ce qu’on appelle la littérature comparée, Hugo Satre fait dans son premier livre dialoguer les visions de quelques représentants du « cortège des tuberculeux, des cancéreux, des sidéens, des fous, des internés, des lobotomisés » (Kathy Acker, Antonin Artaud, Marguerite Duras, Susan Sontag, David Wojnarowicz, Fritz Zorn et quelques autres), celles et ceux sans qui la littérature serait « belle, représentative, plaisante ». « Le XXe siècle est le plus grand siècle de littérature parce qu’à ce moment, plus que jamais, c’est la maladie nommée qui écrit. Parce que l’expérience imminente de la mort d’un organisme en crise prend la plume, oblige le langage, déraisonne le sens. » Pour aborder des enjeux littéraires, l’essai emploie une prose qui l’est tout autant, une langue dense, ciselée et, précisons-le, dépouillée de tout appareillage universitaire. Ce n’est pas toujours limpide, c’est même par endroits un brin abscons, mais c’est plus souvent pénétrant d’intelligence, éblouissant de lucidité.

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Titre: Les malades métaphores

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