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«Venise, millefleurs», Ryōko Sekiguchi

 

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On imagine mal qu’avec ses canaux, ses labyrinthes de venelles, ses campi dallés, cette ville de pierre qui se meurt depuis longtemps puisse inspirer les botanistes. Il suffit pourtant de savoir regarder, nous assure l’écrivaine, poétesse et traductrice japonaise Ryōko Sekiguchi (L’appel des odeurs, Nagori. La nostalgie de la saison qui vient de nous quitter). Beaucoup de jardins se cachent derrière les murs de Venise. Pendant quelques saisons, à partir de l’herbier d’une femme y ayant vécu au XIXe siècle, sorte de journal intime avec lequel l’autrice parisienne va entrer en correspondance, la lagune deviendra ainsi le théâtre de ses observations, de ses trouvailles et de ses rencontres. Elle nous entraîne avec Venise, millefleurs dans une sorte d’enquête sensible et délicate au cœur d’une cité qui fascine toujours. Même si, constate-t-elle dans le roman, la ville-musée semble aujourd’hui « déconnectée du quotidien de ses habitants », elle croit qu’« il existe des lieux qui ne s’ouvrent que lorsque nous fermons les yeux ».

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Titre: Venise, millefleurs

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