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«Marvel Tōkon: Fighting Souls»: quand les superhéros s’inspirent du Japon

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Les jeux vidéo de combat et les superhéros ont tout d’une union parfaite : les affrontements plus grands que nature sont monnaie courante dans les bandes dessinées et films utilisant ces personnages, ces derniers ont des capacités variées et des rivalités sont déjà bien établies. C’est donc étonnant que le mariage ne se concrétise que rarement… et un heureux hasard que Marvel Tōkon: Fighting Souls arrive plus tard cet été, promettant une perspective unique.

Pour voir si cette nouvelle incursion dans ce genre vidéoludique apprécié, mais somme toute niché, en vaut la peine, Le Devoir a visité les bureaux de Sony Interactive Entertainment en Ontario pour essayer le titre en avant-première le temps de quelques duels.

Contrairement aux Marvel vs. Capcom, où l’attrait principal est la fusion entre les franchises de Capcom et les superhéros, l’argument de vente de Marvel Tōkon: Fighting Souls n’est nul autre que les développeurs derrière le jeu, le studio japonais Arc System Works.

Véritables vétérans des jeux de combat, ils sont derrière la série des Guilty Gear et Dragon Ball FighterZ (2018). Pour ce nouveau jeu, ils ne se sont pas contentés d’apporter leur (impressionnant) curriculum vitæ, développant aussi leur propre version des Avengers, X-Men et autres personnages de ce monde.

Iron Man porte donc, par exemple, une armure qui s’inspire des gundams, ces géants robots japonais, grand sourcil métallique inclus, et chaque personnage a un design qui s’apparente plus ou moins à une esthétique empruntée aux animés japonais.

Mais malgré l’inspiration japonaise qui se ressent à tous les niveaux, Marvel Tōkon: Fighting Souls est avant tout une grande lettre d’amour aux bandes dessinées américaines de superhéros. Presque tout les évoque, des animations et des effets visuels au dialogue des personnages en passant par certains combos qui s’affichent dans des cases de bandes dessinées.

L’hommage débute au moment de choisir ses personnages comme le jeu vous demande de bâtir une équipe de quatre membres unique. Une fois la sélection terminée, un nom d’équipe sera même généré en fonction des personnages présents et du leader choisi.

Complexe ou pas ?

Apprendre quatre personnages distincts peut paraître intimidant comme ils ont tous leurs propres attaques et particularités. Heureusement, le jeu est au courant : l’équipe en entier partage une barre de vie, et il est possible de jouer un match de A à Z sans jamais changer de personnage, en utilisant seulement les autres héros pour venir aider le temps d’une attaque.

Bien sûr, il est aussi possible de changer de place et d’incarner un des trois autres personnages, pourvu que vous l’ayez déverrouillé, en appuyant sur un seul bouton. Au début de chaque match, qui prend fin après trois victoires, les joueurs ont accès à seulement deux personnages. Au fil de la partie, les autres héros deviennent graduellement disponibles, à un rythme plus rapide pour le joueur qui est en train de perdre.

Manette en main, on a donc réellement l’impression de manier une équipe entière et non pas un seul personnage. Seul bémol au système : comme chaque joueur peut temporairement faire appel à ses trois autres personnages, il est parfois dur de lire ce qui survient à l’écran parmi les lasers, les divers coups et les effets magiques à foison. C’est beau et ça en met plein la vue, mais ça s’avère malheureusement parfois brouillon.

Autre bonne nouvelle toutefois pour les joueurs moins expérimentés qui ne veulent pas nécessairement apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur leur personnage : contrairement à d’autres jeux de combat, il suffit d’enchaîner des attaques de base pour réaliser des combos souvent spectaculaires et particulièrement bien animés. Un peu comme un iceberg, les différents systèmes viennent ajouter plusieurs couches de complexité pour ceux qui souhaitent prendre le temps de les comprendre.

Pour citer le partenaire de jeu du Devoir : « Je ne sais pas comment j’ai fait ça, mais c’était cool ! » Un sentiment qui est revenu plus d’une fois et qui risque de marquer plusieurs affrontements dans l’explosif Marvel Tōkon: Fighting Souls.

Sony Interactive Entertainment Canada a fourni le voyage qui a mené à la production de ce reportage. Le Devoir maintient toute indépendance éditoriale.

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Titre: Marvel Tōkon: Fighting Souls

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